Le
procureur de la République, même bénéficiant de la protection policière, a fait
appel à la Brigade Anti-Criminalité,[1] le
dimanche 17 janvier 2016,[2] lorsqu’il
a cru apercevoir une « djellaba »,[3] portée
par un suspect, à l’entrée de la résidence, sous surveillance, où il a un
appartement.
Pour
ce serviteur de la République, comme pour d’innombrables autres en France,
porter une « djellaba » renvoie à ce qui est appelé « le monde
arabe », c’est à dire « aux musulmans », donc « aux
islamistes », et par conséquent « aux terroristes » : c’est
comme la barbe, le foulard,[4] ou une
robe longue.[5]
Hormis
le procureur de la République, personne n’a cru apercevoir la « djellaba ».
Les
caméras de surveillance de la résidence, n’ont pas filmé de « djellaba »,
et la BAC n’a donc par pu procéder à l’arrestation de cette menace
vestimentaire.
Le
procureur de la République qui a cru apercevoir la « djellaba », reste
convaincu de ce qu’il a avancé.
C’est
dire qu’il est très important que quiconque aperçoit, ou croit apercevoir une
menace vestimentaire, « jdellaba », foulard ou robe longue par
exemple, de faire preuve d’esprit ré-pub-licain, et de contacter les services de
sécurité de la Ré-pub-lique, pour éradiquer le terrorisme.[6]
BOUAZZA
[1]
La BAC.
[2] Selon le
calendrier dit grégorien.
[3] Jllaba,
vêtement long avec capuche, porté en France par des
hommes ou des femmes, le plus souvent originaires des colonies d’Afrique du
Nord.
[4]
Désigné avec mépris et arrogance par voile, tchador ou autre.
[5] Une
jeune fille a été exclue de l’établissement scolaire pour port de robe
longue : en Ré-pub-lique, c’est pire que port d’armes prohibées.
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