jeudi 28 janvier 2016

QUICONQUE CROIT APERCEVOIR UNE "DJELLABA"

Le procureur de la République, même bénéficiant de la protection policière, a fait appel à la Brigade Anti-Criminalité,[1] le dimanche 17 janvier 2016,[2] lorsqu’il a cru apercevoir une « djellaba »,[3] portée par un suspect, à l’entrée de la résidence, sous surveillance, où il a un appartement.
Pour ce serviteur de la République, comme pour d’innombrables autres en France, porter une « djellaba » renvoie à ce qui est appelé « le monde arabe », c’est à dire « aux musulmans », donc « aux islamistes », et par conséquent « aux terroristes » : c’est comme la barbe, le foulard,[4] ou une robe longue.[5]
Hormis le procureur de la République, personne n’a cru apercevoir la « djellaba ».
Les caméras de surveillance de la résidence, n’ont pas filmé de « djellaba », et la BAC n’a donc par pu procéder à l’arrestation de cette menace vestimentaire.
Le procureur de la République qui a cru apercevoir la « djellaba », reste convaincu de ce qu’il a avancé.
C’est dire qu’il est très important que quiconque aperçoit, ou croit apercevoir une menace vestimentaire, « jdellaba », foulard ou robe longue par exemple, de faire preuve d’esprit ré-pub-licain, et de contacter les services de sécurité de la Ré-pub-lique, pour éradiquer le terrorisme.[6]

BOUAZZA




[1] La BAC.
[2] Selon le calendrier dit grégorien.
[3] Jllaba, vêtement long avec capuche, porté en France par des hommes ou des femmes, le plus souvent originaires des colonies d’Afrique du Nord.
[4] Désigné avec mépris et arrogance par voile, tchador ou autre.
[5] Une jeune fille a été exclue de l’établissement scolaire pour port de robe longue : en Ré-pub-lique, c’est pire que port d’armes prohibées.

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