dimanche 5 mai 2019

RAMADAANE, LE MOIS DES EFFORTS


Je répète ce que j’ai déjà dit.
Et je ne m’en lasserai jamais de répéter, ine chaa-e Allaah.[1]
Rappeler, encore rappeler, toujours rappeler.
Il est de retour.
Comme chaque année.
Et il en sera ainsi jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
« Le mois de ramadaane au cours duquel Alqoraane a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement[2] ».[3]
Les croyants et les croyantes[4] l’accueillent, comme chaque année, avec reconnaissance.
L’humanité, selon des modalités qui ont varié à travers le temps et l’espace, a connu et connaît le jeûne.
Avec la continuation et l’achèvement de la révélation, la mission confiée par Allaah à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, fixe aux croyants et aux croyantes, pubères et sains d’esprit, de jeûner pendant un mois[5] par an.[6]
C’est le mois de ramadaane.[7]
Juste après le mois de cha’baane.
Un mois pour consolider la purification du corps et de l’esprit.
Le jeûne dépend de la situation de chaque personne.
Des aménagements existent et concernent par exemple la maladie, le voyage, la faiblesse liée au grand âge, les règles, la grossesse, l’accouchement, les lochies et autres.[8]
« Pendant tout un mois, chaque Ramadân[9] – qui fait le tour de toutes les saisons de l’année, en raison du calendrier lunaire – les adultes[10] musulmans, hommes et femmes, ne mangent ni ne boivent rien depuis l’aube[11] jusqu’au coucher du soleil ».[12]
Il est important de souligner qu’être en état de jeûne ne consiste pas seulement à renoncer aux aliments, aux boissons ou aux relations sexuels entre l’époux et l’épouse.[13]
Être en état de jeûne signifie aussi faire plus d’efforts dans les domaines de la sincérité et de l’endurance.[14]
Faire plus d’efforts pour s’éloigner des actes impudiques et de toute mauvaise action.
Faire plus d’efforts pour augmenter les bonnes oeuvres.
Faire plus d’efforts pour être mieux à l’écoute.
Faire plus d’efforts pour renforcer l’humilité et aller vers l’équilibre.
Faire plus d’efforts pour consolider la foi.[15]
Faire plus d’efforts pour mieux saisir le Sens[16] et renforcer le Lien.[17]
Faire plus d’efforts pour s’améliorer et devenir meilleur dans la Voie d’Allaah.
Le mois de ramadaane est un mois purificateur.[18]
«L’homme, ayant été pétri avec l’amour de sa propre personne, recherche tout ce qui lui offre des satisfactions matérielles, et fuit tout ce qui est le lot des pauvres et des faibles. Or rien n’est plus salutaire, pour l’arrêter sur cette pente fatale, que les tiraillements de la faim et de la soif. […].
Dans le tiers inférieur de la voûte céleste assombrie, se dessina l’arc mince et argenté du croissant, et un long soupir s’exhala de toutes les poitrines, comme si elles eussent été percées de flèches invisibles, décochées par cet arc.
Mais ce n’était pas un soupir de délivrance que poussaient les Fidèles, c’était, au contraire, un soupir causé par le regret d’avoir si promptement terminé cette épreuve du jeûne, faible paiement de la dette de reconnaissance contractée envers le Bienfaiteur».[19]
Le soir, la rupture du jeûne ne signifie pas la gloutonnerie ou le « ramdam »[20] comme certains désignent cette période en raison de la mauvaise image qu’en donnent ceux et celles qui ne comprennent pas la portée profonde de ce mois, ou qui la dénaturent.
Le soir, la rupture du jeûne signifie l’amour, la rencontre, l’échange, le partage, le pardon, la prière,[21] l’invocation, le rappel, la continuation des efforts sur soi.
Le soir, la rupture du jeûne signifie la reconnaissance, les remerciements adressés à Allaah pour ce bienfait et pour tous les bienfaits.[22]
  
BOUAZZA



[1] Si Allaah veut.
[2] Alforqaane (leʺrʺ roulé).
[3] Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albqara (le "r" roulé), La Vache, aayate 185 (verset 185).
[4] Almouminoune wa almouminaate
[5] Les mois répondent au calendrier lunaire, et les périodes de jeûne changent par conséquent d’une année sur l’autre.
[6] Les croyants et les croyantes peuvent jeûner des jours en dehors de ce mois, s’ils le souhaitent : ce n’est pas obligatoire.
[7] Le r roulé, ramadan.
Lundi 1er ramadaane 1440 (6 mai 2019 selon le calendrier dit grégorien).
[8] Se reporter a ce qui a trait au jeûne.
[9] Chaque mois de ramadaane.
[10] Les pubères.
[11] Et non du lever du soleil, comme mentionné parfois.
[12] Muhammad Hamidullah (Mohammad Hamiid Allaah), le Prophète de l’Islam, sa vie, son œuvre, Paris, éditions AEIF, 1989, p.899, tome II (cinquième édition).
[13] Les époux s’abstiennent des relations sexuelles durant la journée du jeûne.
Pour en savoir plus sur les différentes abstentions, se reporter à ce qui a trait à ces questions.
S’agissant des relations sexuelles, il est à rappeler qu’en Islaam, leur cadre est le mariage entre l’homme et la femme.
[14] Assabr (le r roulé).
[15] Aliimaane.
[16] Le Sens du Message d’Allaah.
[17] Le Lien avec Allaah.
[18] Motahhir (le r roulé).
[19] Etienne Dinet et El-hadj Sliman Ben Ibrahim (alhaaj Slimaane Ibn Ibraahiime, le ʺrʺ roulé), La vie de Mohammed (Mohammad sur lui la bénédiction et la paix), Alger, La Maison des Livres, 1989, p.86.
[20] Les colonialistes français en Afrique du Nord ont remplacé ʺramadaaneʺ par ʺramdamʺ, en raison des nuisances nocturnes auxquelles se livrent de nombreux individus pendant ce mois de jeûne, occasion pour eux de tous les excès sous couvert ʺd’ambiance de ramadaaneʺ.
Des personnes issus du processus migratoire lié au colonialisme en Afrique du Nord, s’adonnent au ʺramdamʺ ici en France, en ayant recours à de multiples nuisances.
[21] Assalaate, assalaa.

samedi 4 mai 2019

IL FAUT LE PROUVER

Dans sa traduction du Qoraane,[1] Kachrrid[2] note  que toue chose a son prix et le Paradis a aussi le sien.
Il ne suffit pas de dire qu’on a cru mais il faut le prouver en restant ferme devant les épreuves et en sachant endurer dans la cause d’Allaah.
Á quelqu’un qui était venu pour lui annoncer qu’il l’aimait, Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, lui a dit de se préparer à endurer la pauvreté et beaucoup de souffrances.
C’est ainsi qu’Allaah éprouva la sincérité des croyants et des croyantes,[3] et cela servira d’argument pour faire taire les condamnés à l’Enfer.[4]



[1] Le ʺrʺ roulé, Coran.
[2] Le ʺrʺ roulé.
[3] Almouminoune wa almouminaate.
[4] Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la page 85.
Voir :
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com

vendredi 3 mai 2019

LE PARADIS SE MÉRITE

« Avez-vous cru entrer au Paradis sans qu’Allaah ne sache ceux qui parmi vous ont combattu et sans qu’Il sache les endurants ?[1] »[2]



[1] Dans sa traduction du Qoraane (le ʺrʺ roulé), Kachrrid (le ʺrʺ roulé) note  que toue chose a son prix et le Paradis a aussi le sien. Il ne suffit pas de dire qu’on a cru mais il faut le prouver en restant ferme devant les épreuves et en sachant endurer dans la cause d’Allaah.
Á quelqu’un qui était venu pour lui annoncer qu’il l’aimait, Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, lui a dit de se préparer à endurer la pauvreté et beaucoup de souffrances. C’est ainsi qu’Allaah éprouva la sincérité des croyants et cela servira d’argument pour faire taire les condamnés à l’Enfer.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la page 85.
[2] Alqoraane (le Coran), sourate 3 (chapitre 3), Aal ‘imraane (le ʺrʺ roulé), La Famille de ‘imraane, aayate 142 (verset 142).
Voir :
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com

jeudi 2 mai 2019

IL N’EST DE GLOIRE QUE CELLE DU PARADIS

La destitution[1] de Khaalid Ibn Alwaliid[2] par ‘omar Ibn Alkhattaab,[3] n’a pas mis fin à son rôle. Il a continué auprès d’Abou ‘obayda,[4] à être un élément important de l’armée islamique, en menant des combats contre ses ennemis, même sans être au sommet de la chaîne de commandement.
L’armée byzantine voulant reprendre ce qu’elle a perdu en Syrie,[5] s’est mobilisée de manière impressionnante, imposant à l’armée islamique de se retirer et de gagner, selon la proposition de Khaalid Ibn Alwaliide, la plaine de Yarmouk.[6]
« Par cette stratégie, Khâlid avait ravi aux ennemis l’initiative de la bataille. Le plan des Byzantins les plaçait pour une fois dans une position d’assaillants et leur laissait donc l’avantage. Mais en évacuant le nord de la Syrie et en n’offrant aucune résistance, les musulmans sont parvenus à faire échouer ce plan. Ils ont gardé l’initiative de la guerre en imposant le nouveau théâtre d’opération. Ils ont donc conservé une fois de plus la maîtrise de l’espace ».[7]
La bataille s’annonçait décisive et Abou ‘obayda, connaissant les capacités de Khaalid Ibn Alwaliid, lui demanda d’assumer à cette occasion, le commandement suprême de l’armée islamique.
Khaalid Ibn Alwaliid « décida aussitôt de réorganiser l’armée selon sa méthode favorite : les bataillons. L’armée islamique s’élevait à 40.000 hommes, dont 10.000 cavaliers ; il divisa les fantassins en 36 bataillons de 800 hommes chacun, tout en gardant sous ses ordres les 40000 cavaliers de la force mobile ».[8]
La supériorité numérique des Byzantins était écrasante.[9]
Les affrontements n’avaient rien épargné.
« Á travers le campement ravagé, Khâlid marchait. Enjambant les armes brisées et les provisions éparses, il regardait sous le ciel rouge s’étendre à perte de vue un spectacle de désolation. La quiétude des nuits précédentes avait disparu pour laisser place à l’affliction et à la ruine ; les stigmates de la guerre partout étaient visibles.
Les hommes valides étaient occupés à soigner les blessés et à mettre les cadavres en terre. Aucune section n’avait été épargnée par la bataille. [...].
Après ces années de conquête, les milliers d’hommes et de femmes qui s’étaient joints à la marche, ceux qui avaient voulu détruire l’ordre des idoles et instaurer le règne de la justice, ceux-là devaient-ils peut-être périr en ces lieux ? Les hommes vivent et meurent et il n’est de gloire éternelle que celle du Paradis ».[10]
Le lendemain, cinquième jour de la bataille, les affrontements s’annonçaient encore plus terribles.
« Quand les lueurs de l’aurore apparurent à l’horizon, Khâlid ceignit son épée et revêtit son armure. Il était le glaive de Dieu, invincible. Celui que le Créateur brandissait contre les négateurs. Sous son casque, il disposa sa coiffe de laine rouge, comme il l’avait fait avant chaque bataille, avant chaque combat depuis maintenant sept ans. La bénédiction du Prophète sallaa Allaah ‘alayh wa sallam le suivait à chacun de ses pas, elle irriguait jusqu’à ses gestes et ses paroles et même le tranchant de son épée vibrait de cette aura mystique ».[11]
Les Byzantins, convaincus de leur supériorité, avaient cependant proposé aux musulmans la signature d’un accord pour que ces derniers se retirent de Châm.
« Quand Khâlid entendit la proposition des Romains, il réalisa que ce qu’il attendait depuis cinq jours était enfin arrivé. Cette proposition de paix, loin de manifester la mansuétude des Byzantins, trahissait en réalité la fatigue insoutenable de leurs soldats et la conscience de leur état-major qu’ils ne pourraient pas livrer aujourd’hui d’autre bataille. Les ennemis tentaient de dissimuler leur peur par une proposition de paix. Il ne fallait pas perdre de temps, ne pas les laisser se reposer. Les Byzantins avaient subi des pertes immenses et malgré les apparences, leur moral était au plus bas. Devant l’insistance de Khâlid, Abû ‘Ubayda céda. Il congédia les messagers byzantins en leur disant :
« Nous préférons en finir au plus vite ! ».[12]
Il n’y a pas eu de combats le cinquième jour.
Durant le sixième jour et jusqu’à l’aube du septième, la bataille a fait rage.
L’armée d’Héraclius a été vaincue.[13]
« Le soleil de Yarmouk se leva alors sur la plaine. Les premières rayons surgirent de l’horizon et vinrent éclairer les collines dominant Yarmouk. Puis, ils s’engouffrèrent dans les creux, éclairèrent les ravins et les vallons, découvrant les cadavres des Byzantins figés dans un silence éternel. Puis le soleil illumina la plaine et les combattants de Khâlid découvrirent leurs visages, noirs de sang et de poussière. Ils se regardaient les uns les autres, encore hagards, incrédules, comme éblouis par leur victoire ».[14]
Le prochain objectif était Alqods[15] en Palestine.[16]
  
BOUAZZA



[1] La destitution continue encore aujourd’hui, de susciter des débats et des prises de position.
Abou ‘obayda  a été désigné  par ‘omar (le ʺrʺ roulé) à la tête du commandement général de l’armée de l’Islaam, en lieu et place de Khaalid Ibn Alwaliid qui était nommé à ce poste par Abou Bakr Assiddiiq (le ʺrʺ roulé).
‘omar Ibn Alkhattaab, commandeur des croyants, a justifié ainsi cette décision : ʺJe ne l’ai pas écarté par rancoeur mais parce que les gens l’ont glorifié à l’excès. Je craignais qu’ils remettent en lui tous leurs espoirs et se détournent de la confiance en Dieuʺ.
A.S. Al-Kaabi, Sayfollah, Éditions Nawa, Paris, 4ème édition, 2018 (la première édition date de 2009, selon le calendrier dit grégorien), p. 449-450.
Abû Soleiman al-Kaabi (Abou Solaymaane Alka’bii).
Livre sur la vie de khaalid Ibn Alwaliid, appelé par Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, Sayf Allaah (le Glaive d’Allaah, l’Épée d’Allaah).
Un peu plus tard, ‘omar va décider d’une seconde destitution, fondée sur l’utilisation des deniers publics, qui va mettre Khaalid Ibn Alwaliid complètement à l’écart.
[2] Khalid Ibn Alwalid, grand combattant, grand commandant, grand stratège de l’armée de l’Islaam qui a défait l’empire Perse, et l’empire Byzantin.
[3] Omar Ibn Alkhattab (la première lettre du prénom ‘omar c’est le lettre ‘ (‘iine) qui n’existe pas dans l’alphabet français, et non la lettre o qui n’est donc pas écrite ici en lettre majuscule).
Amiir almouminiine (le ʺrʺ roulé), commandeur des croyants.
Lorsque, à la mort d’Abou Bakr Assiddiiq, la désignation de ‘omar Ibn Alkhattaab pour lui succéder  à la tête de l’État a eu lieu, ‘omar Ibn Alkhattab, tout en acceptant de servir et d’assumer ses responsabilités, n’a pas manqué de s’interroger sur la politique à suivre afin d’assurer au mieux sa fonction dans le respect du Message d’Allaah et des enseignements de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Il a exprimé en public sa crainte devant cette lourde tâche et sa peur de faillir à son devoir vis à vis des croyants et des croyantes.
Dans l’assistance, des personnes l’ont rassuré et lui ont fait savoir que tout manquement à sa mission serait combattu, au besoin par les armes.
Après les avoir écoutées, ‘omar a remercié Allaah qui a fait de lui un membre de cette prodigieuse Omma(communauté, matrie) d’Alqoraane (Le Coran) et d’Assonna (ce qui a trait à la conduite de Mohammad sur lui la bénédiction et la paix).
Le fondement de cette ʺOmmaʺ procède du Message d’Allaah depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix.
L’identité qui en découle, l’identité des croyants et des croyantes (almouminoune wa almouminaate) depuis Aadame sur lui la bénédiction et la paix, permet de sortir des ténèbres à la Lumière, de témoigner, de rappeler, de transmettre.
Après Abou Bakr Assiddiiq et ‘omar Ibn Alkhattaab, il y a eu ‘othmaane Ibn ‘afaane et ‘aliyy Ibn Abii Taalib.
Ce sont les quatre chefs de l’État des croyants et des croyantes, dits alkholafaa-e arraachidoune(les successeurs bien guidés).
Ils étaient des compagnons de Mohammad, l’ultime prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
[4] Abou ‘obayda Ibn Aljarraah (le ʺrʺ roulé).
L’un des premiers compagnons de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, et grand commandant de l’armée de l’Islaam.
[5] Achchaam.
[6] Alyarmouk (le ʺrʺ roulé).
[7] A.S. Al-Kaabi, op.cit, p. 486
[8] A.S. Al-Kaabi, ibid, p. 493.
[9] Armée estimée à plus de 120.000 hommes.
[10] A.S. Al-Kaabi, ibid, p. 523.
[11] A.S. Al-Kaabi, ibid, p. 525.
[12] A.S. Al-Kaabi, ibid, p. 526.
[13] An 15 d’Alhijra (636).
[14] A.S. Al-Kaabi, ibid, p. 535.
[15] Jérusalem.

mercredi 1 mai 2019

LA VIGEUR DES CROYANTS ET DES CROYANTES


Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a été chargé par Allaah, de transmettre à l’humanité Alqoraane[1] qui est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.[2]
L’hostilité des ennemis de l’Islaam[3] s’est manifestée ouvertement, lorsque les croyants et les
croyantes[4] ne se cachaient plus pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Le témoignage des croyants et des croyantes, proclamé, renouvelé et transmis, avec ce qui s’en suit, à travers le temps et l’espace, aiguise le ressentiment des ennemis qui ne supportent pas qu’Allaah l’Unique soit Adoré.
Les musulmans et les musulmanes[5] ont eu alors à faire face à de multiples épreuves.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix comme d’autres Prophètes et Messagers sur eux la bénédiction et la paix   résistait aux persécutions.
Il était injurié, calomnié, accusé de mensonges, maltraité, humilié, marginalisé, persécuté, pourchassé et menacé d’être tué.
Les persécutions ne cessaient pas et déclenchaient la tyrannie des ennemis d’Allaah.
Les épreuves ont été dures, les souffrances nombreuses.
Treize années après le début de la révélation,[6] Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, constamment menacé par les ennemis de l’Islaam, a quitté Makka
pour Yathribe.[7]
Lorsqu’il s’est rendu, avec des croyants et des croyantes pour accomplir Al’omra[8] alors que Makka, était occupée par les ennemis de l’Islaam, ceux-ci s’attendaient à le voir, avec ceux et celles qui l’accompagnaient, dans un état de misère, de dénuement, de faiblesse, d’épuisement et autres qui ne pouvait que réjouir ceux et celles qui s’opposent au Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, et les autres croyants et croyantes, en dépit d’un voyage de centaines de kilomètres, dans les dures conditions de l’époque, ont accompli attawaaf[9] dans une discipline, un recueillement, une force, un élan, une vivacité, une ardeur, un enthousiasme et une foi magnifiques.
Parmi les sept tournées prescrites, les trois premières ont été accomplies d’un pas vigoureux, décidé, accéléré, rapide,[10] démentant tous les « pronostics » malveillants des ennemis du Seigneur des univers.
Les quatre tournées suivantes ont été accomplies lentement, toujours avec assurance, détermination et reconnaissance envers le Créateur.[11]
Qu’Allaah nous éloigne des pratiques blâmables, pardonne nos fautes, nous aide à résister à achachaytaane[12] et à ceux et à celles qui suivent sa voie, la mauvaise voie, la voie de l’Enfer.
Qu’Allaah nous éclaire et nous soutienne pour continuer la marche, afin que nous soyons parmi les heureux ici-bas et dans l’au-delà.
Qu’Allaah nous couvre de Son Amour et déverse sur nous Son infinie miséricorde.
Qu’Allaah nous aide à faire de notre mieux pour l’Aimer comme Il doit être Aimé, pour l’Adorer[13] comme Il doit être Adoré.
Qu’Allaah nous guide sur le droit chemin, le chemin de ceux qu’Il a comblés de bienfaits, non
de ceux qui ont encouru Sa colère, ni des égarés.[14]
Qu’Allaah fasse que nous soyons parmi ceux et celles qui suivent Sa Voie, la bonne Voie pour mériter d’être cette âme sereine dont Il dit :
« Ô âme sereine. Retourne à ton Seigneur satisfaite et donnant satisfaction.[15] Entre parmi Mes serviteurs. Et entre dans Mon Paradis ».[16]

BOUAZZA



[1] Le Coran.
[2] Rabb al’aalamiine (le ʺrʺ roulé).
[3] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes (almouminoune wa almouminaate) où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix (sallaa Allaah ‘alayh wa sallame), a eu pour mission de le transmettre.
Assonna a trait à la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Lorsqu’on parle de hadiite (hadite, hadiith, hadith), cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
L’Islaam se résume dans le témoignage (achchahaada) qu’il n’y a d’Ilaah (Divinité) qu’Allaah et que Mohammad est le Messager d’Allaah, l’accomplissement de la Prière (assalaate), l’acquittement du prélèvement purificateur (azzakaate), le jeûne du mois de ramadaane (assawme) et le pèlerinage (alhajj) à la Maison Sacrée d’Allaah (bayte Allaah alharaame, que symbolise Alka’ba, la Kaaba à Makka, à la Mecque).
À cela, il faut lier la Foi (aliimaane) et le Bienfait (alihçaane).
La Foi est de croire à Allaah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Envoyés, au Jour Dernier (la Résurrection) et à la Prédestination qu’il s’agisse du Bien ou du Mal.
Le Bienfait étant d’Adorer Allaah comme si nous le voyons car, si nous ne le voyons pas, Lui nous voit.
Contenu de la réponse faite à l’Ange Jibriil (le ″r″ roulé), Gabriel, paix sur lui, par Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Hadiithe rapporté dans ″Sahiih Moslime″ (Recueil authentique de Moslime).
ʺLes musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les loyaux et les loyales, les endurants et les endurantes, les craignants et les craignantes, les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un Pardon et une Récompense Immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évidentʺ.
Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État (ou une institution semblable ou différente, appelée autrement) des croyants et des croyantes (almouminoune wa almouminaate) n’existe plus, nulle part.
Les ʺÉtats″ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
Pour ce qui est des êtres humains, le Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers, est adressé à toute l’humanité.
Les bavardages stériles, les divagations hystériques, les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les vexations répétées, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les attaques brutales, les entreprises de démolition, et autres pratiques immondes, recourent au faux pour alimenter, entretenir, maintenir la confusion, l’imposture.
[4] Almouminoune wa almouminaate.
[5] Almoslimoune wa almoslimaate.
[6] Qui va durer vingt trois années.
[7] Yatribe (le ʺrʺ roulé) devenue Almadiina, Madine, Où l’ont devancé des croyants et des croyantes, bénéficiaires de l’accueil de leurs frères et sœurs en Islaam.
Cet exil de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, alhijra (le r roulé), l’hégire, l’exil, l’émigration, marque le point de départ, l’an 1 d’alhijra, selon le calendrier des croyants et des croyantes (cet an 1 correspond à 622, selon le calendrier dit grégorien).
[8] Dite le petit pèlerinage.
Il n’y a pas de période déterminée pour son accomplissement qui peut par conséquent avoir lieu tout le long de l’année.
[9] Traduit par circumambulation, attawaaf consiste pour les croyants et les croyantes, à effectuer, pendant Al’omra ou Alhajj (pèlerinage), les tournées prescrites autour d’alka’ba.
[10] Traduit par harwala (le ʺrʺ roulé).
[11] Les sept tournées prescrites, continuent d’être accomplies ainsi.
[12] Á satan.
[13] Adoration, ‘ibaada.
[14] Alqoraane (Le Coran), sourate 1 (chapitre 1), Alfaatiha, aayate 6 et aayate 7 (verset 6 et verset 7), récitée à chaque ʺrak’aʺ (cycle d’actes), de chaque prière.
[15] Raadiya mardiya (les r roulés).
[16] Alqoraane (Le Coran), sourate 89 (chapitre 89), Alfajr (le r roulé), L’Aube, aayate 27 à aayate 30 (verset 27 au verset 30).
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.