jeudi 7 novembre 2019

DE LA GRAISSE À LA PLACE DU CERVEAU


Quelqu’un qui m’était cher,[1] avait cette expression pour dire à une personne qui refusait de comprendre : mkhkhk chhmaa.[2]
Autrement dit, tu ne peux pas comprendre si tu n’utilises pas les moyens adéquats.
C’est en en fait une sorte de questionnement sur ce qu’il y a lieu de faire lorsqu’une personne, qui ne fait qu’à sa tête, persiste à alimenter et à entretenir le refus de recourir aux moyens adéquats pour comprendre.
Je vais avoir bientôt soixante dix ans,[3] si Allaah me permet de continuer mon existence ici-bas.
Je l’invoque pour ne pas faire partie de ceux et de celles, largement majoritaires dans ce monde, qui ont de la graisse à la place du cerveau.[4] 

BOUAZZA



[1] Feu Mohammad, frère de ma belle-mère, khtii Malika (troisième épouse de mon père).
[2] Ton cerveau est graisse, tu as de la graisse à la place du cerveau.
[3] Selon le calendrier dit grégorien.
[4] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.

mercredi 6 novembre 2019

LA BONNE PAROLE ET LA MAUVAISE PAROLE

« N’as-tu pas vu comment Allaah propose en parabole une bonne parole[1] pareille à un bon arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élançant dans le ciel ? Il donne ses fruits à tout moment avec la permission de Son Seigneur. Allaah propose des paraboles aux gens,[2] peut-être se rappelleront-ils. Et l’exemple d’une mauvaise parole est comme un mauvais arbre déraciné de terre et n’ayant pas d’attache.[3] Allaah affermit les croyants par une parole ferme[4] dans la vie ici-bas et dans l’au-delà.[5] Allaah égare les injustes.[6] Et Allaah fait ce qu’Il veut ».[7]



[1] Hamiid Allaah (Hamidullah), dans sa traduction du Qoraane, écrit en note de bas de page q’une bonne parole se rapporte à la proclamation de l’unicité d’Allaah (attawhiid).
[2] Linnaaçe.
[3] Qaraare (les r roulés).
[4] Alqawl attaabite.
[5] Selon Hamiid Allaah, dans l’au-delà se rapporte à l’interrogatoire des morts dans leur tombe.
[6] Addaalimiine.
Kachriid (le r roulé) traduit également par les associateurs, almochrikiine (le r roulé).
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
[7] N’en déplaise à ceux et à celles qui veulent donner des leçons, y compris à Allaah, Le Créateur, Le Seigneur des univers, Le Tout Puissant, (se reporter aux plus beaux noms d’Allaah, asmaa-e Allaah alhosnaa).
Alqoraane (Le Coran), sourate 14 (chapitre 14), Ibraahiime (le ″r″ roulé), abraham, aayate 24 à aayate 27 (verset 24 à verset 27).
Voir :

mardi 5 novembre 2019

LE FRACAS

«  Le fracas.[1] Qu’est-ce que le fracas ? Et qui te dira ce qu’est le fracas ? Le jour où les gens seront tels des papillons éparpillés. Et où les montagnes seront comme de la laine cardée. Quant à celui dont les bonnes actions auront pesé lourd.[2] Il sera dans une vie le remplissant de satisfaction.[3] Et quand à celui dont les bonnes actions auront été légères. Sa mère[4] sera un abîme. Et qui te dira ce que c’est ? Un feu ardent[5] ».[6]



[1] Alqaari’a (le r roulé), l’événement fracassant, celle qui frappe.
[2] Dans la balance du jugement.
[3] Une vie agréable, au Paradis.
[4] Sa destination sera un abîme profond, un gouffre sans fond.
[5] L’Enfer.
[6] Alqoraane (Le Coran), sourate 101 (chapitre 101), Alqaari’a, Le Fracas, aayate 1 à aayate 11 (verset 1 au verset 11).

lundi 4 novembre 2019

QUI SONT LES GAGNANTS ?

« Chaque être[1] goûtera la mort. Ce n’est qu’au jour de la Résurrection que vous recevrez vos salaires.[2] Quiconque est écarté du Feu et introduit au Paradis a réussi. Et la vie ici-bas n’est qu’une jouissance trompeuse ».[3]



[1] Dans cette aaya, j’ai traduit ʺnafsʺ par ʺêtreʺ, afin d’éviter certaines confusions de compréhension.
Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid note que le mot ʺannafsʺ (nafs) désigne la vie acquise ou la vie insufflée. Cette vie est mortelle en opposition avec l’âme elle-même qui est d’essence divine, donc immortelle. Elle est désignée par le mot ʺarrouhʺ.
Il note aussi que le mot ʺarrouhʺ veut dire le souffle de la vie ou l’inspiration du ciel. C’est ainsi que l’Ange Jibriil (Gabriel) paix sur lui, a pour fonction d’insuffler la vie dans chaque nouvel être à l’état embryonnaire, et de transmettre la Révélation aux Envoyés d’Allaah sur eux la bénédiction et la paix.
Ainsi, Alqoraane est souvent désigné par ʺRouh minnaaʺ (souffle de Notre part, de la part d’Allaah),  de même que l’Ange Jibriil paix sur lui, est nommé dans Alqoraane ʺArrouh alamiineʺ (L’Esprit respectueux du dépôt).
Ainsi la vie n’est que l’une des manifestations de la vérité éternelle.
Il note également que le mot ʺnafsʺ (traduit parfois par ʺâme bestialeʺ est autre chose que l’âme d’essence divine, donc immortelle, désignée par le mot ʺrouhʺ. On pourrait comparer cette âme végétative à la phosphorescence ou au magnétisme acquis. C’est une propriété physique acquise par la matière au contact de l’âme ou souffle de la vie. Cette propriété acquise disparaît lorsque le corps ne présente plus toutes les conditions requises pour la garder.
C’est Allaah seul qui est vivant par Lui-même et tous les autres êtres vivants ne le sont que par un souffle reçu de Lui. C’est pourquoi Allaah seul est éternel et tout ce qu’il a créé doit goûter à la mort.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Notes en bas des pages 94, 376 et 424.
ʺAnnafsʺ et ʺarrouhʺ sont deux mots dont la traduction n’est pas simple.
Le traducteur traduit ʺAnnafsʺ selon les cas, parfois par l’Esprit, et parfois par l’Âme.
Il fait pareil pour ʺArrouhʺ qu’il traduit parfois par Le Souffle, et parfois par l’Âme, ou par l’Esprit.
[2] Votre rétribution.
Kachriid note que ce monde est celui de l’action et l’autre monde est celui de la vraie récompense bonne ou mauvaise.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), op.cit, note en bas des pages 94.
[3] Alqoraane (le Coran), sourate 3 (chapitre 3), Aal ‘imraane (le ʺrʺ roulé), La Famille de ‘imraane, aayate 185 (verset 185).
Voir:
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com

dimanche 3 novembre 2019

QUI SONT LES PERDANTS ?

« dis :ʺLes perdants sont ceux qui se sont perdus eux-mêmes ainsi que leurs familles le Jour de la Résurrectionʺ.[1] C’est cela la perte évidente ».[2]



[1] Yawme alquiyaama.
[2] Alqoraane (le Coran), sourate 39 (chapitre 39), Azzomar (le ʺrʺ roulé), aayate 15 (verset 15).
Je ne fais que reprendre ce que j’ai déjà cité.
Voir :
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com

samedi 2 novembre 2019

SOUS LEURS PIEDS, LE PARADIS


Les croyantes[1] témoignent qu’il n’y a d’Ilaah[2] qu’Allaah et que Mohammad est le Messager d’Allaah,[3] accomplissent la prière,[4] jeûnent,[5] acquittent le prélèvement purificateur,[6] se rendent au pèlerinage,[7] sont habillées en croyantes, couvrent leurs cheveux,[8] ne fréquentent pas les bars, ne vont pas dans les boîtes de nuit ou autres lieux de débauche, ont des relations sexuelles dans le cadre du mariage,[9] n’approchent pas de l’adultère, ne prennent pas d’alcool, ne se droguent pas, ne mangent pas de porc.
Des femmes qui font de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Ces croyantes[10] n’ont pas de pouvoir financier, pas de pouvoir économique, pas de pouvoir militaire, pas de pouvoir politique, pas de pouvoir médiatique, pas de pouvoir sur les publications, pas de pouvoir cinématographique, pas de pouvoir artistique.[11]
Elles ont le pouvoir de résister, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas, aux agressions menées contre elles[12] par les ennemis de l’Islaam.[13]
« Et l’avenir est à la piété ».[14] 

BOUAZZA



[1] Almouminaate.
[2] De Divinité.
[3] Achchahaada.
[4] Assalaate.
[5] Assiyaam, le jeûne.
[6] Azzakaate, l’aumône légale.
[7] Alhajj.
[8] Portent un foulard.
[9] Entre la femme et l’homme.
[10] Avec les croyants, almouminoune.
[11] L’énumération n’est pas exhaustive.
[12] Et contre les croyants.
[13] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État (ou une institution semblable ou différente, appelée autrement)  des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les ʺÉtatsʺ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
Le Message d’Allaah est adressé à toute l’humanité.
Les bavardages stériles, les divagations hystériques, les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les vexations répétées, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les attaques brutales, les entreprises de démolition, et autres pratiques immondes, recourent au faux pour alimenter, entretenir, maintenir la confusion, l’imposture.
Les Prophètes et les Messagers sur eux la bénédiction et la paix, ont tous eu pour mission de transmettre ce qui leur a été révélé par Allaah.
La multiplicité des révélations se rapporte aux diverses étapes du Message et met en relief son essence qui est l’unicité, attawhiid, (laa Ilaah illaa Allaah, il n’y a de Divinité qu’Allaah.
L’Islaam par conséquent, n’est pas né à l’époque où Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a commencé la mission qui lui a été confiée par Allaah.
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
[14] ″Wa al’aaqiba littaqwaa″.
Alqoraane (Le Coran), sourate 20 (chapitre 20), Ta-ha, aayate 132 (verset 132).
Je ne fais que reprendre ce que je ne cesse de rappeler.

vendredi 1 novembre 2019

POUR LA MORT COMME POUR LA NAISSANCE


« L’homme naît, vit ce qu’il vit et meurt. Il faut être prêt pour la mort comme pour la naissance ».[1]
  
BOUAZZA



[1] Driss Chraïbi (Idriis Achchraaïbii).
D’origine du Maroc, il est arrivé en France en 1945[1] pour suivre des études universitaires, et y a vécu jusqu’à la fin de son existence ici-bas, survenue le premier avril 2007 à l’âge de 81 ans.
Sur une photo, prise durant l’été 1992, je suis sur le canapé entre mes deux fils que je serre dans mes bras : je me demandais peut-être, comme Idriis Achchraaïbii, ce que j’avais à leur transmettre.
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.