mercredi 28 juin 2017

LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS

- Ma chatte a toujours faim.
- Elle n’est jamais rassasiée ?
- Une boulimique.
- Tout le temps ?
- Pratiquement.
- Comment ?
- Elle engloutit tout ce qu’elle trouve.
Gloutonne, vorace, insatiable, elle reste sur sa faim.
- Maintenant que tu le dis, la mienne aussi.
- Je le savais.
- Nous sommes faites pour les assouvir.
- Nous allons les ré-ga-ler.[1]
  
BOUAZZA

CHAOS ...


C’est un mineur délinquant incarcéré pour «  violence sur ascendant légitime ».
Un jour, il a remis un livre à l’éducateur en détention chargé de son suivi, en lui demandant de lire les lignes soulignées car, a-t-il précisé, elles décrivent exactement la personne contre laquelle il s’est déchaîné.
Voici les lignes du livre :
- « C’est une personne qui n’a pas d’Ecoute. Elle s’obstine avec un terrible entêtement à pousser l’autre à la crise de nerfs, à la perdition, tout en jouant à celle qui est attentionnée. Elle ne cesse d’inverser les rôles et de se lancer des fleurs en s’attribuant les mérites pour lesquels elle n’y est pour rien.
Elle fait de l’autre sa proie et veut lui imposer, par n’importe quel moyen, ce dont elle a envie. On peut faire ressortir son égoïsme, son égocentrisme, son nombrilisme ou je ne sais quoi encore, elle n’en tire aucun enseignement
Tout ce qui est incompatible avec elle est nul et non avenu.
Il faut lui céder tout le temps, pour ne pas se taper la tête contre le mur ou pire encore …
Mais plus on cède en espérant qu’elle va finir par « comprendre », moins elle comprend … On ne peut pas discuter avec elle.
Lorsqu’elle fait semblant de s’intéresser à un discours, c’est juste pour répéter des inepties et se faire remarquer.
Se faire remarquer est fondamental pour elle.
Dans ce qui est dit ou fait ce qui l’intéresse, c’est ce qui la flatte.
Et pour cela, elle est capable de faire n’importe quoi.
Perverse, vicieuse, malsaine, nuisible, dangereuse, fourbe, mesquine, pernicieuse, débauchée, adepte des ragots en tous genres, fouille-merde, magouilleuse, têtue, butée, bornée, tarée, menteuse, manipulatrice, démagogue, haineuse, arrogante, irrespectueuse, irréfléchie, immature, irresponsable et pire encore …
Rien de ce que l’on peut faire pour elle n’a d’importance à ses yeux.
Tout lui est dû.
En elle, si on ne veut voir que les agissements d’une personne gâtée, capricieuse, narcissique à outrance, prête à n’importe quoi pour attirer l’attention … on se trompe sur toute la ligne …
Lorsqu’on finit par la connaître et qu’on garde une capacité d’analyse, on voit ses frustrations, ses névroses, son hystérie.
Cette personne est une HYSTERIQUE.
Elle est dans le chaos …
Et le chaos est pire que le meurtre ».[1]
  
BOUAZZA



[1] Texte mis sur le net le 23 octobre 2004 selon le calendrier dit grégorien, à partir d’écrits antérieurs.

mardi 27 juin 2017

DÉSORDRE

Confusion des sentiments.[1]

BOUAZZA

APPRENTISSAGES ...


Il est arrivé au foyer d’action éducative[1] et au centre d’action éducative,[2] après avoir agi ailleurs durant un certain temps …
Un parcours « atypique » soulignent certains et certaines …
Un long chemin qui continue …
Il est arrivé à ce qu’on appelle « la protection judiciaire de la jeunesse », la PJJ, une Direction du Ministère de la justice, au moment où certains et certaines capitalisent des « acquis » pour « une retraite bien méritée » …
Encore une fois, très peu de personnes ont compris sa démarche et tout a été essayé pour le pousser vers la sortie …
Il est inclassable, non conforme au moule, imprévisible, n’a pas le profil, dangereux pour « les ducs à tiffes »[3]
Au FAE, structure d’hébergement pour mineurs en danger et mineurs délinquants, mélangés, et avec un suivi où l’ignorance des mécanismes à mettre en œuvre est criante, il a été accueilli dans un local enfumé,[4] meublé d’une armoire branlante, de vieilles chaises et d’une table sale avec trois cendriers bourrés de mégots de cigarettes.
À côté du téléphone, des tasses de café à moitié vides, cohabitent avec des dossiers, divers documents et quelques petites cuillères …
Deux éducatrices en « service », dont une très jeune, qu’il a failli prendre pour une mineure placée, ont tout de suite commencé à insulter le directeur, absent.
Une manière « comme une autre » de dire qu’il faut immédiatement « choisir son camp », c'est-à-dire les soutenir …
« Les ducs à tiffes » c’est ainsi : il faut « foncer » tout de suite, « prendre position » contre la « hiérarchie » pour faire preuve « d’engagement », « d’implication » …
Lorsqu’il a vu le directeur, celui-ci n’a pas caché qu’il veut en faire un « allié » face aux éducateurs qui le « marginalisent » …
Vieille lutte des places …
Et les mineurs ?
Bonne question …
Ils étaient cinq, dans un lieu prévu pour dix. Déjà partis pour « activités à l’extérieur » …
En fait, pas vraiment cinq …
Un était en « fugue »[5] et un autre, les éducateurs n’en veulent plus …
Ils ont demandé au magistrat « une main levée » pour mettre fin à « une prise en charge impossible d’un cas abandonnique qui met tout en échec … ».
Le foyer serait vraiment bien pour « les ducs à tiffes » sans les mineurs !
À la réunion dite institutionnelle[6] qui a lieu une fois par semaine, et à la « rencontre à thème »,[7]qui a lieu une fois par mois, « animée » par une « psychanalyste », la règle consiste le plus souvent à parler pour rendre compliqué, ce qui est simple, et confus, ce qui est clair.
Certains et certaines, se gargarisent d’intentions et s’évertuent à chercher, par « l’analyse de la pratique professionnelle », à imposer un discours convenu, qui n’a rien à voir avec ce qui se fait réellement …
Le langage « psy » est très prisé …
Les faits les plus anodins deviennent « des indicateurs fondamentaux dans l’accomplissement de la mission éducative » …
Lorsqu’un mineur est poli, c’est grave parce qu’il est « à la recherche de reconnaissance et de valorisation pour combler les terribles manques … ».
Lorsqu’il dit oui, c’est inquiétant car « il n’arrive pas à dire merde, pour montrer que son « moi » n’est pas écrasé … il hésite à couper le cordon ombilical qui l’enchaîne à une mère castratrice … ».
Lorsqu’il dit non, c’est préoccupant car « il est dans la toute puissance, n’admet pas la frustration, a du mal à intégrer les interdits sociaux et à comprendre les repères … ».
Participent à la réunion dite institutionnelle, le directeur, sept éducateurs, deux éducateurs stagiaires, un aide technique éducatif[8] qui représente deux autres de ses collègues qui ne viennent pas aux réunions,[9] la secrétaire, la femme de ménage dite agent spécialiste et deux cuisiniers.
À la « rencontre à thème » avec la « psychanalyste », l’ATE, la secrétaire, la femme de ménage dite agent spécialiste et les cuisiniers ne participent pas.
Au CAE, dit « milieu ouvert »,[10] il n’a pas été dépaysé par rapport à « l’état d’esprit » répandu dans le FAE.
Concernant « les ducs à tiffes », c’est en gros le même « état d’esprit » dans les services ou unités d’action éducative auprès des tribunaux,[11]  les centres de placement immédiat,[12] les centres éducatifs renforcés,[13] ou les centres éducatifs fermés[14] par exemple.
Il a vu peu de mineurs et encore moins de parents.
Le service chargé d’une mesure par le magistrat adresse un courrier-type aux personnes concernées et attend qu’elles se manifestent …
S’il ne voit rien venir, il renouvelle l’opération deux ou trois fois, puis informe le magistrat de « l’impossibilité d’entrer en contact avec les personnes concernées » …
Les éducateurs n’aiment pas les démarches « intrusives » … et ne cherchent donc pas souvent à savoir pourquoi le courrier est resté sans réponse …
Si les personnes concernées se manifestent, les éducateurs se sentent obligés de chercher des structures pour proposer au magistrat des placements afin d’éloigner les mineurs de leur quartier « pourri », de les séparer de leurs parents « inaptes » pour leur permettre de « construire leur projet de vie » …
Les réunions se déroulent selon les mêmes rites qu’au FAE.
Avec d’autres catégories de personnel en moins ou en plus.
Il y a des psychologues, des psychiatres, des assistantes sociales, des infirmières …
Les rites les plus prisés sont bien entendu les rites élévateurs de clôtures « pour protéger les ducs à tiffes » …
Pas d’humour.
Pas d’humilité.
De l’arrogance de bas étage pour tenter de maquiller des insuffisances qui débordent de partout …
Aujourd’hui, il est éducateur dans une prison.
Une Maison d’Arrêt.
Il agit auprès de mineurs délinquants incarcérés, de leurs parents et autres …
Il apprend, découvre, observe, sent, appréhende, étudie, transmet, communique, développe, enseigne ou partage la modestie, l’humilité, la simplicité, la dignité, la relation, l’échange, le dedans, le dehors, les dérives, les faiblesses, les forces, l’estime, la crédibilité, la considération, la confiance, la cohérence, le respect, la proximité, la réciprocité, la responsabilité, les devoirs, les droits, l’autorité, l’ouverture, l’émotion, la différence, les luttes, les épreuves, les souffrances, l’amour, l’apaisement, la résistance, l’endurance, le sens, le lien, l’équilibre, l’espoir, la foi et autres …
Un jour, peut-être, ce sera perçu par « les ducs à tiffes » …[15]

BOUAZZA



[1] FAE.
[2] CAE.
[3] L’éducatif.
[4] Une loi en vigueur interdit de fumer dans un tel lieu.
[5] Chez ses parents.
[6] De service.
[7] Supervision d’équipe, accompagnement.
[8] ATE.
[9] Á eux trois, ils ont la charge de la structure la nuit, à tour de rôle.
[10]  Les mineurs ne sont pas placés.
[11] SEAT, UEAT.
[12] CPI.
[13] CER.
[14] CEF.
[15] Texte mis sur le net, sans l’illustration, le 17 octobre 2004 selon le calendrier dit grégorien.

lundi 26 juin 2017

« Le roi sain »


Au Maroc où sévit encore le régime de l’imposture, la fiction du « roi sain »  et de l’entourage malsain est toujours servie, à toutes les sauces, à de multiples occasions, pour continuer à alimenter et à entretenir le faux.
Ce régime ne cesse de« défrayer la chronique » comme dirait l’autre, par la violation des droits les plus élémentaires.
Ce qui se passe à Alhoçaïma[1] où le régime n’a jamais cessé la répression, pousse ce régime de l’horreur, encore une fois, à faire appel à sa cynique propagande, pour souligner que « le roi est mécontent parce que ses projets de développement à Alhoçaïma, et ailleurs, prennent du retard, n’avancent pas conformément à ses ordres clairvoyants qui visent à ce que les populations du Maroc vivent dans le bien-être... ».
Ce régime, comme d’autres dits « musulmans »,[2] est fondé sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Lorsque ce régime craint une sanction de l’employeur, c'est-à-dire du système colonialo-impérialo-sioniste  qui parfois fait semblant de « désapprouver » ce que lui-même apprécie chez ses employés  son refuge est de faire appel à la nauséabonde « technique » du « roi sain » et de l’entourage malsain, afin que le premier soit toujours protégé.[3]
Autrement dit, « le roi sain » n’a rien à voir avec les horreurs qui sont commises « à l’insu de son plein gré ».[4]
Et « alfaçaade »[5] continue.[6]
  
BOUAZZA



[1] El Hoceima, El Hocima, au nord du pays.
Des luttes des populations méprisées, humiliées, exploitées, opprimées, détestées, et autres.
Les luttes contre ce régime de l’imposture n’ont jamais cessé, dans tout le pays où le roi est doté par ses employeurs du système colonialo-impérialo-sioniste, des moyens nécessaires pour écraser ces populations.
[2] Les croyants et les croyantes (almouminoune wa almouminaate) savent que les États de ce genre n’ont rien à voir avec l’Islaam, que les individus placés à leur tête sont des imposteurs et que depuis des lustres, aucun État Musulman n’existe plus, nulle part.
L’Islaam consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Il dénonce, rejette, condamne et combat l’imposture.
[3] Au Maroc, le colonialisme a protégé (protectorat) le régime du sultanat (transformé par la suite en royauté dite de droit divin), contre les populations.
La protection, élargie, se poursuit.
[4] L’expression à l’insu de son plein gré a été lancée par l’émission télévisée les guignols de l’info sur canal plus en France.
Cette émission utilise des marionnettes pour représenter des personnes des milieux politiques, artistiques, sportifs et autres.
Elle croque l’actualité, comme dirait l’autre et se veut une sorte de parodie un peu de tout.
Elle s’est ainsi saisie de l’affaire du dopage de l’équipe cycliste Festina pendant le tour de France de 1998 (selon le calendrier dit grégorien).
Le coureur vedette de cette équipe, Richard Virenque (tiens, il est né au Maroc), a nié s’être dopé intentionnellement.
Il a été mis en examen, exclu du tour de France et condamné à une suspension sportive d’une année.
Sa marionnette dans les guignols de l’info ne cesse de répéter que le dopage s’est fait à l’insu de son plein gré.
Chaque fois que quelqu’un recours à la dénégation, cette expression est alors utilisée pour en parler.
[5] La puanteur dans tous les domaines.
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.

LA LUTTE DES PLACES ...


Le mineur délinquant incarcéré est très préoccupé.
Ses parents viennent le voir demain.
Depuis dix jours qu’il est en détention préventive, ils viennent enfin d’avoir le permis de visite et le premier rendez-vous au parloir.
Lorsqu’il a été déféré, il a eu un rapide entretien avec un éducateur du service éducatif auprès du tribunal, qui a remis au magistrat les informations recueillies, avec une proposition dite « alternative à l’incarcération ».
La grave transgression ne paraissait pas inquiéter le mineur pendant l’entretien avec l’éducateur.
La sanction qu’il craignait, fortement, était le risque de renvoi par son père en Afrique, terre natale de ses parents.[1]
Comment envisager les rapports à la loi face à une donnée de ce genre ?
Comment appréhender les relations avec la société d’origine dans un cas pareil ?
Que dire, que faire lorsque la société d’origine des parents devient une menace brandie par ces mêmes parents ?
L’éducateur du service d’action éducative auprès du tribunal a proposé au magistrat, comme « alternative à l’incarcération », d’éloigner le mineur de sa famille et de le retirer de son quartier, pour lui permettre de se « construire » dans une structure d’hébergement où une « place » l’attend déjà …
Le magistrat a délivré un mandat de dépôt d’un mois dans une Maison d’Arrêt.[2]
Un autre éducateur, chargé du suivi du mineur en détention, a rendez-vous avec les parents après le parloir.
Lui aussi est préoccupé …
Il sait que la famille est une réalité anthropologique fondamentale aux aspects multiples et complexes.
Lorsqu’un mineur, suite à une décision judiciaire, est incarcéré par exemple, cela soulève des questions qui se référent aux structures familiales, aux systèmes de parenté et par conséquent, aux fondements mêmes de la société.
La pratique éducative n’est pas simple et l’éducateur n’est pas à l’aise …
Comment en effet saisir les enjeux par rapport aux textes ?
Comment chercher l’équilibre dans une situation compromise ?
Comment tenir compte de certaines spécificités au sein d’une société sans ignorer le cadre de la réalité ?
Comment travailler sur l’histoire familiale des mineurs concernés par une décision judiciaire ?
Une éducatrice se demande :
« Quelle importance est accordée à l’histoire familiale d’un jeune dans sa prise en charge éducative ? ».[3]
L’attitude des parents se traduit par une sorte de désarroi face aux mesures judiciaires concernant leurs enfants.
Et souvent, l’éducateur, non seulement n’est pas outillé pour travailler avec eux, mais tend à les exclure …
Pour des parents, originaires d’Afrique par exemple, dont les parcours sont jalonnés de multiples ruptures, d’innombrables transformations et révisions compliquent les situations. Les places, les rôles et les fonctions sont brouillés …
Ces parents se trouvent dans des positions et environnements qui leur demandent de nouvelles pratiques, d’autres modes de vie, d’autres attitudes par rapport à des croyances, à des convictions, à des traditions ou autres qu’ils ne voudraient pas perdre et dont ils veulent transmettre ce qui compte …
Ils sont tenus de faire face à des changements continus pour lesquels ils ne sont pas préparés, et d’essayer de s’adapter, sans cesse, à des remaniements successifs dans des contextes difficiles …
Dans les sociétés d’origine, ces parents ont eu à connaître des manques dans divers domaines. Leur famille a souvent connu des souffrances pour trouver des moyens de subsistance en milieu rural ou citadin, dans des gourbis, des bidonvilles ou des habitats de ce genre … Plongée dans la misère, maintenue dans l’ignorance, sans formation et sans beaucoup d’autres choses.
Les enfants n’échappent pas à certaines conséquences de ces manques.
Les parents, qui ont des difficultés dans les nouveaux types d’échange inhérents aux transformations liées à l’oppression, au colonialisme, à l’impérialisme et aux systèmes néo-coloniaux dits des « indépendances » dans les sociétés d’origine, vivent beaucoup de problèmes en France par exemple.[4]
Cela se traduit aussi par la dislocation des couples et la désagrégation poussée des liens dans de nombreux domaines.
Les incidences, multiples, compliquent les modes d’organisation familiale.
Les représentations de la fonction, du rôle, de la place des parents et des enfants ne sont plus les mêmes.
Face à une décision judiciaire concernant leurs enfants, des parents ayant des attaches avec le processus migratoire, sont parfois convaincus que ce sont les pouvoirs publics qui leur interdisent d’agir avec leur progéniture comme ils le pensent.
Ils se sentent dépossédés face à ces pouvoirs publics et se disent par conséquent empêchés de prendre leur place.
Ils considèrent alors que ces pouvoirs publics s’arrogent des droits pour les exclure …
Ces parents recourent parfois au renvoi de l’enfant à leur pays d’origine.
Ils cherchent en quelque sorte à se manifester face aux pouvoirs publics.
Dire qu’ils peuvent se réapproprier leur autorité bafouée et l’exercer, ailleurs, par le biais d’autres membres de la famille …
Ainsi, il y a des parents qui utilisent le pays d’origine comme menace face à leurs enfants !
L’éducateur en détention, chargé du suivi du mineur délinquant incarcéré, pense à cela et se pose d’innombrables questions chaque fois qu’il a des contacts à prendre avec des parents de mineurs concernés par des mesures judiciaires :
Quelle approche éducative mettre en œuvre ?
Comment travailler avec les parents ?
Comment échanger sur leurs devoirs ?
Leurs responsabilités ?
Comment ne pas oublier de tenir compte de l’autorité parentale dont ils sont dépositaires ? Comment les écouter ?
Comment ne pas ignorer leur culture ?
Leurs pratiques éducatives ?
Leurs savoirs ?
Leur identité ?
Leur histoire, eux, les premiers éducateurs des enfants ?
Comment instaurer une dynamique relationnelle ?
L’éducatrice déjà citée formule un vœu :
« Et si le travail sur l’histoire familiale trouvait une place renforcée dans la définition des missions de l’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse ? … ».[5]
Dure lutte des places …[6]

BOUAZZA



[1] Il y a lieu de souligner ici que l’Afrique du Nord fait partie de l’Afrique.
[2] Prison.
[3] Jeanne Lacoste-Girot, Connaître son passé pour comprendre son présent. L’histoire familiale des jeunes comme outil éducatif, mémoire, formation initiale des éducateurs, promotion 2001-2003, CNFE-PJJ. p.2.
[4] Société dite d’accueil.
[5] Jeanne Lacoste-Girot, op.cit., p.64.
[6] Texte mis sur le net, sans l’illustration, le 2 octobre 2004 selon le calendrier dit grégorien.

dimanche 25 juin 2017

C’EST LA FÊTE


Le mois de ramadaane est parti.
Il reviendra l’année prochaine, ine chaa-e Allaah.[1]
Les croyants et les croyantes[2] sont reconnaissants à Allaah de leur avoir permis de jeûner, et l’invoquent pour qu’Il accepte leur jeûne, et les aide à jeûner encore et encore.
Bonne fête de la fin du mois de jeûne.[3]
  
BOUAZZA



[1] Aujourd’hui, nous sommes dimanche 1er  chouwwaal 1438 (25 juin 2017 selon le calendrier dit grégorien).
[2] Almouminoune wa almouminaate.
[3] ‘Iide alfitr (le ʺrʺ roulé), c’est aujourd’hui dimanche 1er chawwal 1438 d’Alhijra (25 juin 2017), la fête de la fin du mois de ramadaane (le ʺrʺ roulé).
L’une des deux fêtes de l’Islaam.
La deuxième étant ‘iide aladhaa, la fête du sacrifice.
Alhijra (le "r" roulé), l’hégire, l’émigration, l’exil qui marque le départ de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix de Makka (la Mecque), menacé de mort par les ennemis de l’Islaam et l’arrivée à Yatribe (le r roulé), devenue Almadiina (Médine).
Le mois de ramadaane (ramadan) est le mois de jeûne en Islaam.
Un mois où de l’aube au coucher du soleil, les personnes saines d’esprit et pubères ne doivent ni manger, ni boire.
Les époux et les épouses ne doivent pas avoir de rapports sexuels pendant le jeûne.
C’est un mois propice aux efforts pour se ressourcer afin de s’améliorer, pour essayer de faire de son existence ici-bas, une existence alimentée par le Message d’Allaah.
Un mois pour continuer, avec plus de force encore, le parcours dans la Voie d’Allaah.