jeudi 25 août 2022

COLOPOLE : TABBOUNE ET MACRON

Jeudi 25 août 2022[1] en Algérie.
Tabboune[2] attend Macron.[3]
Colopole, contraction des mots colonie et métropole, se réfère aux interventions du colonialisme[4] en Afrique et ailleurs.
La métropole, qui renvoie ici à la France, continue d’agir pour maintenir la domination.[5]
Il en est ainsi dans les rapports de l’Algérie et de la France.
En effet, les colonies, en Afrique et ailleurs, les diverses contrées dites du tiers-monde, restent pour les métropoles des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres loisirs pour touristes, des dépotoirs multiples et variés.
Les États mis en place sont tenus de servir les intérêts du système colonialo-impérialo-sioniste dont le but de rendre confus ce qui est clair et complexe ce qui est simple, afin de continuer ses méfaits.
Ces États parlent de libération, de renouveau, de solidarité, de dignité, alors qu’ils participent à toutes les compromissions, à toutes les trahisons.
Les cadavres qui ont fait éclore toutes leurs richesses matérielles, entretenues par la sueur et le sang des survivants, ne les empêchent pas de disserter sur ce qu’ils appellent le peuple.
Ces États ne cessent de se draper dans la parure dite nationale pour répandre la pourriture.
Ces États ont des chefs d’État, des gouvernements, des parlements, des constitutions et organisent des élections au service de ce qui est appelé la démocratie.
Des mises en scène exposent des constitutions qui prévoient l’élection du chef de l’État au suffrage universel[6] et lui interdisent de faire plus de deux mandats.
C’est mis au vote, et le peuple approuve démocratiquement.
Lorsque l’employé continue de donner satisfaction à l’employeur, la mise en scène se transforme pour qu’à la fin du premier mandat, il fasse un deuxième et même engage la révision de la constitution pour faire un troisième.
C’est mis au vote et le peuple approuve démocratiquement.
Et quand il donne toujours satisfaction, une autre révision lui permet de faire un quatrième mandat, et encore une révision pour un cinquième, puis la présidence à vie.
C’est mis au vote et le peuple approuve démocratiquement.
Et l’employeur peut aller jusqu’à la possibilité de passer la succession au fils.
C’est mis au vote et le peuple approuve démocratiquement.
Si le titre de roi est décerné à l’employé, il est bien sûr dispensé de se faire élire et son fils[7] lui succède si les employeurs le décident.
Ce n’est pas mis au vote, mais le peuple applaudit démocratiquement.
En Algérie, le régime en place qui sévit depuis des lustres, comme ses frères des colonies, est immonde, infâme, abject, hideux, féroce, cruel.
Un régime de l’injustice, du vice, de l’abîme, du chaos.
Un régime du pillage, de la corruption dans tous les domaines.
Un régime de massacres, de carnages, de vols, de viols.
Un régime de tous les trafics.
Les mises en scène, les instrumentalisations, les mensonges, les humiliations, les pillages, les invasions, les massacres, les crimes, les cruautés, les destructions, les exterminations, les impostures, les malveillances, les perfidies, les travestissements, les supercheries, les fourberies, les camouflages, les leurres, les tromperies, les perversions, les trahisons, les viols, les tortures, les abjections, les cynismes et pire encore, n’élimineront jamais cette Vérité.
La métropole, gonflée d’orgueil et d’arrogance, débite, encore et encore, les insanités de toujours, les bassesses, les mensonges, les supercheries, maintient un regard de mépris et de haine sur les indigènes[8] des colonies, alimente et entretient l’imposture, selon l’étable de sa loi.[9]
Dans les innombrables agressions, les mots accompagnent les autres moyens et s’avèrent souvent aussi dangereux, aussi terribles.
Tel un virus, ils soutiennent l’infection et la décomposition.
Des employés de détenteurs de médias dont ils exécutent les ordres,[10] déversent leurs déchets, des mots salis, enlaidis, abîmés, falsifiés, contaminés, détournés, souillés, trahis, dénaturés, pourris, pour grossir le flot des maux.
Ils se contorsionnent dans tous les sens afin de consolider le faux.
Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé d’une diarrhée verbale concernant leurs crimes.
Il est nécessaire de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler qu’à travers le temps et l’espace, des imposteurs à divers niveaux, ont cherché à faire passer des vessies pour des lanternes.
Et de tout temps, les mots ont occupé une place de choix dans cette entreprise.
Dans les opérations de domination, les mots accompagnent les autres moyens.
Les imposteurs ont toujours falsifié les mots pour les utiliser comme des armes de destruction massive.
Ils mobilisent tous les moyens dont ils peuvent disposer pour faire dire aux mots ce qui correspond à ce qui les arrange.
Ils ne cessent de parler de droits de l’homme par exemple, et nient la violation des droits humains à laquelle ils ne cessent de recourir.
Pour rester dans la période contemporaine, il est connu que tous les résistants et toutes les résistantes, à quelque niveau que ce soit, savent que ces imposteurs ont usé de tout, pour déformer tout ce qui a trait au colonialisme, à l’impérialisme, au sionisme, et autres.
Ils usent de termes trompeurs, de termes faux, de termes de la supercherie, de la tromperie.
Ils varient les bavardages  afin de camoufler leur soif d’imposer partout leur domination.
Ils sont arrivés par des mots truqués à faire passer pour du progrès, leurs crimes contre l’humanité.
Le pire dans ce domaine, c’est que des individus dominés, reprennent servilement ces bavardages qu’ils utilisent pour se donner une contenance dite de civilisés, d’évolués, de cultivés, de modernes, conformément aux souhaits de leurs dominateurs.
Des serpillières adorant les semelles qui les foulent.
Et ces serviles, à divers niveaux, se mettent à déverser leur puanteur qui rejoint celle de leurs maîtres, pour se répandre partout.
L’imposture, encore l’imposture, toujours l’imposture.
Lorsque le recours à certains mots est dénoncé, les imposteurs parlent de dérapage, de malentendu, de mauvaise interprétation, de dégât collatéral, et font semblant de s’offusquer des effets de ce dont ils sont la cause.
La France colonialiste a connu cinq ans d’occupation par l’Allemagne du national-socialisme, du nazisme, pendant ce qui a été appelé la deuxième guerre mondiale.
Une énorme importance, aujourd’hui encore, continue d’être accordée à cette période au nom de ce qui est appelé le devoir de mémoire, entretenu par un flot constant de publications, de films, d’images, de conférences, de discours, de cérémonies, de célébrations, de commémorations, d’hommages, de décorations, et autres.
Mais lorsque des personnes des colonies parlent du colonialisme, la France, et d’autres métropoles qui alimentent et entretiennent des horreurs colonialo-impérialo-sionistes, veulent, avec orgueil, arrogance, et dénégation, imposer le silence, et ordonnent aux personnes des colonies de tourner la page et d’être reconnaissants au système colonialo-impérialo-sioniste pour sa contribution à la civilisation.
Pendant que la France fêtait par exemple la libération[11] de l’occupation du national-socialisme, du nazisme, après l’utilisation des populations colonisées par centaines de milliers comme chair à canon, de leurs biens, de leurs territoires, le colonialisme français continuait l’asservissement, l’oppression, les massacres et autres horreurs dans les colonies.
Les criminels colonialistes, impérialo-sionistes et leurs collaborateurs sont toujours fêtés.
Des intellectuels, hommes et femmes, continuent de vanter le colonialisme, et de considérer que les crimes du système colonialo-impérialo-sioniste contre l’humanité, crimes qui se poursuivent, sont des inventions des obscurantistes et des barbares, ennemis de la civilisation.
Le 18 mars 1962 marque la signature de ce qui a été appelé les accords d’Évian,[12] entre l’Algérie et le France.
Presque un siècle et demi de colonialisme français en Algérie.
Crime contre l’humanité.
Horreurs.
Terreurs.
Carnages.
Abjections.
Orgies exterminatrices.
Avilissements.
Massacres.
Tueries.
Pillages.
Usurpations.
Tortures.
Viols.
Humiliations.
Désagrégation planifiée.
Désarroi répandu.
Déséquilibres provoqués.
Harmonie mutilée.
Mémoire infectée.
Décomposition alimentée.
Les crimes colonialistes n’ont rien épargné.
Le système colonialo-impérialo-sioniste, responsable des crimes les plus odieux, des agressions sans fin, des mensonges, des dissimulations, des falsifications, des supercheries, des tricheries, des tromperies, des manipulations, du faux et autres a voulu faire croire qu’il admet les droits des indigènes.
La résistance des populations n’a jamais cessé.
Le système criminel a fait semblant de reconnaître ce qui a été appelé des indépendances nationales, des révolutions nationales, des révolutions démocratiques et populaires, et autres.
Des indépendance dans des interdépendances.
Statut octroyé.
Statut toujours en vigueur.[13] 
 
BOU’AZZA
[1] selon le calendrier dit grégorien.
[2] Président de l’Algérie.
[3] Président de la France.
[4] Du système colonialo-impérialo-sioniste.
[5] Les indépendances des colonies, leurs révolutions nationales, leurs  révolutions démocratiques et populaires, et autres,  sont tout simplement un statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste, statut qui s’est traduit par la multiplication des États supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces États (dont certains ne sont pas issus des colonies, mais sont au service des métropoles), sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
[6] Il est élu par ses patrons, mais doit faire semblant d’être candidat afin que le peuple vote et que le peuple approuve démocratiquement.
[7] Parce qu’il a toujours un fils.
Il y a toujours une femme généreuse pour lui en donner un.
[8] Appellation arrogante et méprisante donnée par le colonialisme, la métropole, aux populations des territoires colonisés, la colonie.
[9] Les tables de sa loi.
[10] Cela n’empêche pas un véritable tapage d’être entretenu pour répandre que des journalistes et autres sont  au service de la vérité.
[11] Après le débarquement en France, en Europe, en Afrique colonisée, de l’armée des USA, United States of America, les États unis d’Amérique, construits par des Européens sur le génocide des Indiens, sur l’esclavage, sur la terreur, sur l’utilisation des bombes atomiques et sur d’innombrables autres massacres, destructions, et horreurs qui continuent.
Aujourd’hui, première puissance atomique, les USA sèment l’intimidation, la peur, les atrocités, et terrorisent des populations dans le monde entier.
[12] Évian-les-Bains dans le département de Haute Savoie (74), en région Auvergne-Rhône-Alpes.
[13] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir:
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
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L’ÉDUCATION EST L’UN DES FONDEMENTS DE L’ISLAAM

L’éducation est l’un des fondements de l’Islaam.[1]
Les croyants et les croyantes[2] ont toujours eu des éducateurs et des éducatrices : en premier les mères, ou les personnes qui ont assumé ce rôle, et les pères, ou les personnes qui ont assumé ce rôle.
La mission de Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a permis, permet, et permettra aux éducateurs et aux éducatrices, n’en déplaise aux imposteurs de tous bords, de faire de leur mieux pour s’acquitter de cette responsabilité dans la Voie d’Allaah.
L’Islaam éduque l’homme et la femme.
Il leur enseigne, entre autres, l’importance de l’éducation.
Allaah élève l’homme et la femme aux degrés les plus hauts.
Ce que Allaah a transmis à l’homme et à la femme,[3] est infiniment plus riche que tout ce que l’homme et la femme peuvent atteindre en dehors du Message d’Allaah.[4]
« Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes,[5] les loyaux et les loyales, les endurants et les endurantes,[6] les craignants et les craignantes,[7] les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un pardon et une récompense immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évident».[8] 
 
BOU’AZZA

[1] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat (le fait qu’un État ne soit pas fondé sur l’islaam, ne signifie nullement que les croyants et les croyantes installés dans une contrée ayant un tel État, ne font pas de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande).
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah, L’Unique.
Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[2] Almouminoune wa almouminaate.
[3] Par l’intermédiaire des Prophètes et des Messagers, sur eux la bénédiction et la paix.
[4] Le Message d’Allaah a commencé avec Adame (Adam), sur lui la bénédiction et la paix.
[5] Ceux et celles qui sont véridiques.
[6] Les patients et les patientes.
[7] Ceux et celles qui sont recueillis.
[8] Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé. 


mercredi 24 août 2022

SAVOIR CE DONT IL S’AGIT

« À l’aube, un homme part en voyage pour quelque affaire avec ses élèves. Sur le chemin leur apparaît quelque chose qui se dresse devant eux et dont ils ne peuvent discerner la nature car il ne fait pas encore clair.
L’homme se retourne vers ses élèves et leur demande, aux uns et aux autres ce qu’il en est.
Le premier dit : je ne sais pas.
Le second dit : je ne sais et n’ai aucun moyen de savoir.
Le troisième dit : il est inopportun d’examiner ce que c’est car le lever du jour va nous le révéler. Si c’est quelque chose de terrible, cela disparaîtra au grand jour, si c’est autre chose, la nature en sera clairement discernable à nos yeux.
Aucun n’avait atteint à la connaissance.
Le premier parce qu’il était ignorant.
Le second parce qu’il était démuni et n’avait aucun moyen de savoir.
Le troisième parce qu’il était paresseux et se satisfaisait de son ignorance.
Mais le quatrième ne donna pas de réponse. Il se tint face à la chose puis se mit à marcher dans sa direction. »[1]
Il va finir par l’étudier, par savoir ce dont il s’agit, par en discerner la nature et les divers aspects.[2]
[1] Albiirouni (Al Biruni) le ʺrʺ roulé, le Courrier de l’U.N.E.S.C.O. juin 1974 (selon le calendrier dit grégorien).
U.N.E.S.C.O. (United Nations Eductional, Scientific and Cultural Organization ou Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).
[2] Je ne fais que reprendre ce que j’ai déjà cité.
Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
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mardi 23 août 2022

L’ISLAAM NE MEURT JAMAIS


Les bavardages stériles, les divagations hystériques, les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les vexations répétées, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les attaques brutales, les entreprises de démolition, et autres pratiques immondes, n’arriveront pas à tuer l’Islaam.[1]
Les ennemis du Message d’Allaah ignorent que l’Islaam ne meurt jamais.[2] 
 
BOU’AZZA
[1] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat (le fait qu’un État ne soit pas fondé sur l’islaam, ne signifie nullement que les croyants et les croyantes installés dans une contrée ayant un tel État, ne font pas de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande).
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah, L’Unique.
Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[2] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir:
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
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lundi 22 août 2022

PARU EN 1992

Paru en 1992,[1] un livre est consacré aux condamnés au bagne par une tyrannie de toutes les horreurs qui continue de sévir au Maroc de « l’indépendance dans l’interdépendance ».[2]
«Pendant dix-huit ans, des hommes ont vécu enfermés chacun dans une cellule, sans lumière aucune, ni lampe ni fenêtre. Dix-huit ans dans l’obscurité. [...]. Chaque homme y était seul, mais pouvait entendre les autres parler, gémir, agoniser, délirer et mourir. [...].
Pendant dix-huit ans, ces hommes ont vécu dans des cellules de trois mètres quatre-vingt-dix de long et deux mètres de large, avec pour seul univers une dalle de ciment en guise de lit, perchée à soixante-quinze centimètres de hauteur et large d’un mètre, deux couvertures, une assiette, un broc, un verre, un trou sans eau en guise de toilettes, des vêtements en loques, pas de chaussures pour la plupart. [...].
Pendant dix-huit ans, ces hommes n’ont vu âme qui vive en dehors des gardiens – des militaires des forces armées royales – et, bien entendu, n’ont eu de visite ni d’avocat, ni de médecin, ni d’infirmier. [...].
Pendant dix-huit ans, ceux qui ont survécu[3] ont ainsi supporté l’insupportable [...]».
Vers la fin du livre, parlant d’un survivant, le livre précise :
«Il récite le Coran[4] tout le temps ; il ne sait plus bien où il était ni où il est : il est avec Dieu[5], qui l’a sauvé, c’est tout».[6]

[1] Selon le calendrier dit grégorien.
[2] Statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste, et qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces "États" sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Au Maroc, le système colonialo-impérialo-sioniste a transformé le sultanat en monarchie héréditaire, dite de "droit divin".
Le sultan, protégé (protectorat), est alors devenu roi au service de ce système.
[3] Dans ce bagne et dans d’autres mis en place par le régime qui sévit au Maroc depuis des lustres, des vers se nourrissent des corps de bagnards qui ne sont pas encore décédés.
[4] Alqoraane.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Mesqsager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[5] Allaah.
[6] Christine Daure-Serfaty, Tazmamart, une prison de la mort au Maroc, Paris, Stock, 1992.
[6] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir:
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com 


dimanche 21 août 2022

L’ISLAAM NOUS EN DÉTACHE

« La vie, à quoi ça tient ? Une question simple en apparence. Une question existentielle. Une question universelle. J’imagine que cette idée, même fugace et fugitive, vous a tous traversé l’esprit, au moins une fois au cours de votre existence… Dans le cas contraire, un peu de patience, c’est imminent !
Métissage du corps et du cœur, héritage de sons et de couleurs… Mon existence a pris naissance sur les deux rives de la mer blanche intermédiaire,[1] la mer méditerranée. Un franco-italien d’origine marocaine, un marocain d’origine franco-italienne, que sais-je encore ? Poursuivez la liste si ça vous amuse… Les nations, quelle importance ? La médiocrité nous y attache, l’Islam[2] nous en détache. Le métissage n’est pas une fin en soi, il est simplement l’une des routes que l’on suit pour arriver à destination…
La vie, à quoi ça tient ? Aujourd’hui encore, cette idée s’est frayée un chemin à travers les méandres de mes pensées. Aujourd’hui encore, elle frappe à ma porte. Aujourd’hui encore, je lui ouvrirai…
France, 1970.
En ce mois de janvier, l’air est glacial mais ni plus ni moins qu’à l’accoutumée. D’ailleurs, personne ne semble particulièrement troublé. Les passants se croisent, souvent sans un regard, sans un bruit. Le froid semble les avoir envahis. Pourtant, parmi cette multitude, il est un homme dont le corps et le cœur sont saisis à vif. Un manque d’habitude sûrement…
Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Nul ne le sait encore… Et personne ne se le demande, pas même lui. Il sait simplement qu’il vient de quitter sa terre natale, pour un ailleurs dont il ne rentrerait jamais. Une éducation autonome, un père parachuté haut fonctionnaire par les colonialistes français (protectionnistes, pardon !), un asthme qui l’empêche de vivre dans cette ville marocaine qui l’oppresse physiquement (tout un symbole) : pêle-mêle, voilà quelques-unes des raisons de son départ. Voilà donc quelques-unes des raisons de ma naissance. Celui qu’aujourd’hui, nous surnommons affectueusement « Rahho ». Mon père…
Vingt ans. Je t’imagine fier, enthousiaste, passionné, orateur, excessif, meneur, révolté, bouleversant, rêveur, bouleversé, vivant tout simplement. La vie t’a élevé et tu lui ressembles. Tu es plein de certitudes et tu veux révolutionner le monde. Un idéaliste, voilà ce que tu es ! Un idéaliste, voilà ce que tu resteras…
France, 1971.
Tu as quitté le Maroc. Tu y as laissé tes proches, tes amis, ta famille, une partie de ton cœur… Tel un arbre élagué qui poursuit sa course vers le ciel avec plus d’aplomb et une force régénérée, ton cœur « amputé » s’en est trouvé renforcé. Libre arbitre et prédestination… « Maktoub »,[3] un mot magique, presque mystique, qui permet à une communauté de résumer cette équation insoluble qu’est la Vie. Quoiqu’il en soit, nul ne saura jamais la profonde raison de ton exil en France mais ici-même tu as rencontré la Vie justement, l’Amour, la Moitié de ta Foi. Celle qu’aujourd’hui, nous surnommons affectueusement « Mamma Corsica » malgré (ou peut-être à cause) de ses origines italiennes. Ma mère…
Le paradoxe et la beauté d’une Union. Vous n’avez cure des obstacles qui se présentent pour briser une unité naissante et ces insignifiantes poussières sont effacées d’un revers de la main, par la jeunesse et la vigueur de votre Amour. L’avenir vous appartient…
L’avenir, justement parlons-en ! Ou plutôt, le passé… Le nord italien ne lui prédisait rien de bon dans ces années 20. Mon grand-père,[4] auquel je ressemble parfois sur les rares photos que j’ai de lui, avait décidé de tenter sa chance en France. Je n’ai jamais compris pourquoi… Seul, parmi de nombreux frères et sœurs, il a franchi cette frontière naturelle que sont les Alpes et s’est établi comme maçon, la puberté à peine achevée… J’aurais aimé le connaître mieux, mais j’observe ma mère et bien souvent, en arrière-plan je le devine. Tout autant que je devine ma grand-mère, de famille bien ancrée dans le « terroir » français… Ce furent les éducateurs de ma mère, cette littéraire autodidacte des travaux manuels, talentueuse et modeste, altruiste au plus haut point tout autant que travailleuse infatigable. Qu’Allah la récompense pour les bienfaits qu’elle distribue tout autour d’elle.
France, 1975.
Vous partagez vos vies, votre vie même car vous n’êtes plus qu’Un. « 1+1=1 », la curieuse équation du bonheur… Le bonheur décuplé, c’est un enfant qui naît. Mon frère…
Un vrai petit Parisien ! Si, je vous assure qu’il y est né, c’est marqué sur sa carte d’identité… N’en déplaise à certains ! La France… Elle change, elle bouge, elle est de toutes les couleurs pour notre plus grand bonheur, du moins on en rêve. Le bonheur, il est dans les yeux et dans le cœur de ses parents… La vie s’accordera désormais aux sons de ce nouveau-né !
Maroc, 1978.
Chamboulement. Autre lieu, autre temps. La vie réserve bien des surprises. Avez-vous hésité à franchir le détroit de Gibraltar, maigre séparation (tant convoitée) entre l’Europe et l’Afrique ? Je ne vous ai jamais posé la question. Je ne la poserai jamais d’ailleurs… « Le passé doit être un ornement, pas un fardeau », se plaît à répéter un frère de cœur ! Impoli, je le suis puisque je parle de moi sans m’être présenté… La famille s’agrandit au crépuscule de l’été. Un casablancais de naissance, le « petit dernier ».
De ces premières années de ma vie, je vous avoue à regret que les souvenirs sont inexistants… Á moins que certaines anecdotes ou photographies m’aient permis de matérialiser des images enfouies au fond de mon âme ?! Il paraît que j’y ai au moins pris goût pour la gastronomie marocaine, grâce à ma « nounou » de l’époque. Merci à toi pour tes petits soins à mon égard !
France, 1981.
Je pourrais reprendre la même prose quant aux surprises de la vie, au détroit de Gibraltar, au passé qui doit être un ornement… Rassurez-vous, je ne le ferai pas ! Simplement, après quatre années passées au Maroc, la rupture est brutale et la cassure, définitive. Les idéaux sont révolus tout autant que la révolution reste un idéal… Elle n’aura pas lieu, à tout jamais. Fuir pendant qu’il en est encore temps, fuir avant que LE poisson pourri ne gangrène tout le panier.
Quelques destinations s’offrent à nous. […]
Finalement, ce fut le 92[5] (9-2 dirait-on aujourd’hui) !
Je ne m’embarrasse pas de votre avis et c’est avec un ridicule assumé et un sourire sincère que je me plais à taquiner quelques amis en qualifiant ma ville de « plus belle ville du monde » ! J’y ai grandi non ? Rien que pour ça, la ville vaut le détour. Elle a accueilli l’essentiel de mes jeux, de mes joies, de mes peines. Elle est chargée de souvenirs… La rivière par exemple, ça vous dit quelque chose ? Demandez à Rahho[6]… Les yeux pétillants de bonheur, il vous en parlera et des sanglots muets de nostalgie lui déchireront le cœur… Mais fier comme un « ogre de berbérie », il n’en laissera rien paraître. La rivière, c’est une longue histoire… Toujours est-il que nous la franchissons chaque jour qui passe ! Merci.
Je ne peux me résoudre à refermer ce chapitre. Je pense encore à « ma » première adresse de « banlieusard »… Le début de l’école et de la cantine, un vrai bonheur : sans ironie bien sûr, ce n’est pas mon genre!
Les souvenirs sont tous là, au bout de mes doigts prêts à virevolter avec fougue sur ce clavier. Un à un j’ouvrirai les coffres stockés dans mon grenier à souvenirs. Ine cha Allah…[7]
D’ici là, n’oubliez pas, le bonheur est à portée de mains et la vie n’attend pas.
À bon entendeur, salam,[8] paix, pace ».
Une sorte de concours d’écriture, se voulant « prétexte à l’échange », a été organisé par un site internet qui, le 5 mars 2010,[9] a publié ce magnifique texte[10] de l’un de mes fils, intitulé « Portrait de famille ».
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
Me voilà accompagnant mes enfants à l’école.[11]
L’eau coulait le long du trottoir.
Je les tenais chacun par une main et d’un saut, nous traversions la « rivière » pour passer à l’autre rive.
Je leur contais une histoire et l’eau qui coulait le long du trottoir, c’était la « rivière » au bord de laquelle il nous arrivait de nous mettre accroupis, les doigts dans le liquide, pour sentir le courant.[12]
Aujourd’hui, il m’arrive de m’arrêter devant la « rivière » et de sentir les mains de deux enfants dans les miennes.
Des mots reviennent.
J’entends les voix qui montent de la cour de récréation de l’école.
Parfois, des larmes remplissent mes yeux.
Ces « larmes sont-elles des perles de la pensée, comme la rosée après une nuit noire : l’ultime de ce qu’un homme a pu ressentir et penser et que sa plume n’a pas pu traduire en mots ? »[13]
Les saisons succèdent aux saisons.
Alternance du jour et de la nuit.
Allaah répartit le temps entre Ses créatures.
Au domicile, mon épouse affairée chantonne.
Nos enfants l’ont toujours surnommé la « fourmi ».
Nous étions étudiants lorsque nous nous sommes rencontrés.
Après la naissance de notre premier fils, nous nous sommes installés au Maroc,[14] où nous avons eu notre deuxième fils.[15]
Peu de temps après, nous sommes retournés en France où nous sommes toujours.[16]
« Une autre vague vient par-dessus la première et fulgure. Étincelle et ruisselle d’une vie nouvelle. Sans nombre, débordant par delà les rives du temps, de l’éternité à l’éternité, d’autres vagues naissent et meurent, se couvrant et se renouvelant, ajoutant leur vie à la vie.
D’aussi loin qu’on les entende, toutes ont la même voix, répètent le même mot : paix, paix, paix ».[17]
La marche dans l’impermanence d’ici-bas[18] vers la permanence de l’au-delà[19] continue.[20] 

BOU’AZZA


Le titre et les notes de bas de page sont de moi.
[1] Albahr alabyad almotawassite (le ʺrʺ roulé).
[2] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat (le fait qu’un État ne soit pas fondé sur l’islaam, ne signifie nullement que les croyants et les croyantes installés dans une contrée ayant un tel État, ne font pas de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande).
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah, L’Unique.
Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[3] Mektoub, mktoub, c’est écrit.
[4] Maternel.
[5] Le département des Hauts-de-Seine en région parisienne.
[6] le ʺrʺ roulé.
[7]  Ine chaa-e Allaah, si Allaah veut.
[8] Salaam.
[9] Selon le calendrier dit grégorien.
[10] Dont certaines idées se retrouvent dans le texte intitulé "métis-sage", auquel j’ai déjà eu recours.
[11]  J’ai envoyé aussi un texte à ce site organisateur du concours, mais il n’a pas été retenu.
[12] Être père : un bonheur qu’Allaah m’a destiné avant que je ne sois ici-bas.
[13] Driss Chraïbi, L’Homme du Livre, Balland-Eddif (Eddif, Maroc, 1994, Balland, France, 1995), p. 85.
[14] Mghrib (le ʺrʺ roulé).
Mon p ays d’origine, selon l’expression consacrée.
[15] Celui dont le site internet a publié le texte.
[16] Souvent, lorsque quelqu’un me demande pourquoi j’ai quitté le Maroc, je réponds par le silence, parce qu’il ne m’est pas simple de répondre de manière satisfaisante à cette question.
Parfois, je réponds par un rire.
Il m’arrive aussi de dire, en riant, que je suis parti parce que je ne suis pas resté, ou que je suis parti parce que je connais.
Dans tous ces cas, je crois que c’est une manière de signifier qu’il vaut mieux parler d’autre chose.
Il m’est arrivé d’écrire que je n’étais pas dans ʺla justificationʺ à posteriori, en notant que j’ai quitté le Maroc pour fuir l’atmosphère avilissante entretenue et répandue par un régime corrompu, fondé sur l’imposture, et maintenu par le système colonialo-impérialo-sioniste.
À l’époque où j’ai décidé de partir, je ne m’exprimais pas ainsi, mais je ne le sentais peut-être pas autrement.
J’ai quitté le Maroc surtout pour ramener mon épouse au pays qu’elle a quitté afin de m’accompagner, pour protéger nos enfants et ─ je le dis en mots que je n’étais pas en mesure d’utiliser à l’époque, ʺpour ne pas me faire vider de ce qui me remplit avant même que je ne sois de ce mondeʺ.
[17] Driss Chraïbi, La Civilisation ma Mère !..., Paris, Editions Denoël, 1972, p. 14.
[18] Addoneyaa.
[19] La vie dernière, alaakhira (le ʺrʺ roulé).
[20] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.