samedi 19 octobre 2019

BENT LQAADII


Bent lqaadii[1] savait que son apparition était attendue.
Son arrivée sur la terrasse diffusait un parfum qui sentait l’aube de la vie.
La terrasse et la rue se rejoignaient, se mélangeaient, répandaient d’autres mouvements, d’autres images, d’autres couleurs, d’autres sensations.
C’était dans les années soixante[2] à Mknaas,[3] une ville où mon père, magistrat,[4] venait d’être muté, et où je m’y rendais parfois, en quittant l’internat de Lkhmiçaate[5] en fin de semaine, et lors des vacances scolaires.
La maison que nous occupions se trouvait au début de la rue Bugeaud[6] et donnait par derrière dans la rue de la maison qu’occupait un peu plus loin, bent lqaadii avec sa famille.
Les deux maisons, des villas occupées avant nous par des familles françaises,[7] étaient à hmria[8] en ville nouvelle.
À cette époque, les premières années de « l’indépendance dans l’interdépendance »,[9] des gens de l’ancienne ville appelaient ces marocains « nçaaraa[10] jdaad ».[11]
Le frère de bent lqaadii me fréquentait parfois mais pas souvent, car son père tenait peut-être à ce qu’il soit le moins possible dans la rue.
Des années plus tard, je l’ai revu un soir par hasard, très rapidement, dans un commerce à Rbaate,[12]
À l’époque, j’étais étudiant en France.
Il m’avait appris qu’il faisait médecine.  

BOUAZZA



[1] La fille du qadi, cadi; la fille du magistrat.
[2] Selon le calendrier dit grégorien.
[3] Meknès.
[4] Procureur.
[5] Khémisset.
[6] Du nom du militaire, marquis, duc et maréchal (1784-1849) qui s’est distingué dans les massacres sous Napoléon, dans les répressions de révoltes à Paris, et surtout dans les horreurs de l’occupation de l’Algérie où il a été "gouverneur général".
Il disait que le but du colonialisme "est d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer […] ou de les exterminer jusqu’au dernier".
L’armée colonialiste française chantait "la casquette du père Bugeaud" que certains continuent encore de chanter en refusant d’admettre qu’il était un criminel contre l’humanité, comme d’innombrables autres avant lui, et d’innombrables autres après qui reçoivent des hommages et des prix Nobel de "la paix".
Ce nom a été gardé, comme ceux d’autres criminels.
Par la suite, des noms de criminels ont été donnés à d’autres rues, et cela continue.
[7] Qui occupaient encore de très nombreuses villas, fermes, appartements, et autres à Mknaas et partout au Maroc.
[8] Le "r" roulé.
[9] Statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste, et qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces "États" sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Au Maroc, occupé par la France, l’Espagne, et autres, occupation dite ″protectorat″, le système colonialo-impérialo-sioniste a transformé le sultanat moribond, en monarchie héréditaire, dite de "droit divin".
Le sultan, protégé, est alors devenu roi, au service de ce système.
[10] Le "r" roulé.
Pluriel de "nçraani", nazaréen, chrétien, non-musulman, français.
[11] Nouveaux.
Les nouveaux nazaréens, chrétiens, non-musulman, français (parce qu’auparavant, ces demeures étaient réservées aux familles françaises liées au colonialisme).
[12] Le "r" roulé, Rabat.

vendredi 18 octobre 2019

LA MARCHE QUE PERSONNE NE PEUT ARRÊTER

Ils marchent.
Des hommes, des femmes, des enfants.
Depuis combien de temps ?
Quelle distance ont-ils parcouru ?
Pour eux, le temps ne compte pas et ils ne mesurent pas l'espace.
Un immense souffle est en eux.
Le but est dans leur coeur et rien de ce qui est éphémère ne les atteint.
C’est la marche des croyants et des croyantes.[1]
La marche de ceux et de celles qui se rappellent de l’engagement.
La marche de ceux et de celles qui n’ont pas trahi.[2]
La marche des fidèles.
La marche des résistants.
La marche de l’Islaam.[3]
La marche que personne ne peut arrêter.
« Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les loyaux et les loyales,[4] les endurants et les endurantes,[5] les craignants et les craignantes,[6] les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un Pardon et une Récompense Immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évident ».[7]
Les croyants et les croyantes n’ont pas de pouvoir financier, pas de pouvoir économique, pas de pouvoir militaire, pas de pouvoir politique, pas de pouvoir médiatique, pas de pouvoir intellectuel, pas de pouvoir sur les publications, pas de pouvoir cinématographique, pas de pouvoir artistique, pas de pouvoir sportif.
Ils ont le pouvoir de résister à ceux et à celles qui veulent les empêcher de faire de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Les bavardages stériles, les divagations hystériques, les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les tortures incessantes, les attaques brutales, les entreprises de démolition, les agressions multiples, les destructions massives, les invasions sans nombre, les crimes innombrables et autres pratiques immondes ne peuvent pas anéantir cette VÉRITÉ.
« Et l’avenir est à la piété ».[8] 

BOUAZZA



[1] Almouminoune wa almouminaate.
[2] La première trahison c’est d’abord la trahison de l’engagement envers Allaah.
ʺEt lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Aadame leur progéniture et les fit témoigner contre eux-mêmes : ʺNe suis-Je pas votre Seigneur ?ʺ Ils dirent : ʺSi, nous en témoignonsʺ.
Alqoraane (Le Coran), sourate 7 (chapitre 7), sourate Ala’raaf (le ʺrʺ roulé), L’Enceinte du Paradis, Les Limbes, aayate 172 (verset 172).
C’est dire que notre histoire commence avant notre apparition ici-bas.
Ce commencement est marqué par un engagement.
Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid (les ʺrʺ roulés) note qu’il s’agit du fameux pacte pris par Allaah sur la race humaine dès sa création. C’est un acte de foi et d’allégeance selon lequel les enfants d’Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, reconnaissent et attestent que Allaah est leur Seigneur-et-Maître en exclusivité et sans restriction aucune.
Donc chaque être humain est lié à sa naissance par ce pacte et s’il renie son Seigneur-et-Maître ou Lui donne quelque associé, il a manqué à son engagement et commis la plus grosse injustice.
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la page 221.
Il est à rappeler qu’au cours de l’existence ici-bas, des changements interviennent : les uns respectent l’engagement, restent fidèles, d’autres oublient leur engagement, trahissent.
Et selon des modalités différentes, des cheminements divers, des voies multiples, certains peuvent se rappeler, retrouver ce qu’ils ont oublié, retourner à leur engagement.[2]
Lorsqu’une personne après des errements retourne à son engagement, c’est le "retour du cœur dans sa patrie" comme le dit pour ce qui le concerne Léopold Weiss, qui a choisi de s’appeler Muhammad Asad (Mohammad Açad).
[3] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État (ou une institution semblable ou différente, appelée autrement) des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les ʺÉtats″ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
[4] Ceux et celles qui sont véridiques.
[5] Les patients et les patientes.
[6] Ceux et celles qui sont recueillis.
[7] Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
[8] Wa al’aaqiba littaqwaa.
Alqoraane (Le Coran), sourate 20 (chapitre 20), Ta-ha, aayate 132 (verset 132).
Je ne fais que répéter ce dont j’ai déjà parlé.
Voir :


jeudi 17 octobre 2019

MOI JE N’OUBLIE PAS


Un peu partout, dans Paris et sa région des hommes, des femmes et des enfants marchent.
Pour soutenir la résistance des Indigènes[1] contre le colonialisme français.
Des basanés.
D'habitude, ils passent inaperçus.
Ils quittent rarement leurs réserves et les lieux où ils triment.
Et les voilà subitement en masse.
Comment est-ce possible ?
Comment osent-ils devenir visibles ?
Ils marchent.
Des hommes, des femmes, des enfants.
Depuis combien de temps ?
Quelle distance ont-ils parcouru ?
Pour eux, le temps ne compte pas et ils ne mesurent pas l'espace.
Un immense souffle est en eux.
Le but est dans leur coeur et rien de ce qui est éphémère ne les atteint.
Ce qui doit être sera.
Ils s'approchent de la Seine au rythme de battements tels ceux du coeur de la mère que tout enfant béni garde en lui.
Une marche pleine d’espoir.
On aurait dit l'aurore de la vie.
Un peu partout, des rangs noirs formés par des forces dites de l'ordre.
Par moments, de lourds nuages voilent la clarté du jour.
Mais pour ces êtres qui marchent, le ciel est d'un magnifique éclat et la Seine est radieuse.
Mohammad sourit à sa mère qui lui caresse les cheveux, et serre fort la main de son père.
Les rangs noirs explosent, des véhicules ternes vrombissent.
L'arsenal du maintien de l'ordre se répand en un déversement de haine.
Les marcheurs sont encerclés.
Dans Paris et sa région, plus de douze mille arrestations.
Des camps de détention et de torture.
Des blessés.
Des tués.
Des corps d'hommes, de femmes, d'enfants jetés dans la Seine.
Des moyens dits d'information ont informé :
Des semeurs de désordre, terroristes musulmans, ont été mis hors d’état de nuire.
La liberté.
Taratata.
L’égalité.
Taratata.
La fraternité.
Taratata.
Le fleuve coule.
Je pense aux personnes qui ont été jetés dans la Seine le 17 octobre 1961.[2]
  
BOUAZZA



[1] Le mot ʺindigènesʺ est une appellation arrogante et méprisante donnée par le colonialisme, la métropole, aux populations des territoires colonisés, des colonies.
Les originaires d’Afrique, les nègres, les bamboulas, même français, et surtout les bougnoules, les ratons, les melons, même français, c’est à dire les arabes, donc les musulmans, car pour la métropole c’est du pareil au même.
La métropole recours sciemment à l’amalgame, à la confusion entre ʺethnieʺ, ʺcroyanceʺ, ʺdélinquanceʺ.
Ainsi, pour parler d’hommes et de femmes originaires d’Afrique du Nord par exemple, des ʺmaghrébinsʺ, la métropole use de connotations négatives pour dire les ʺarabesʺ, c’est à dire les ʺmusulmansʺ, autrement dit des ʺviolentsʺ, des ʺvoleursʺ, des ʺvioleursʺ, des ʺassassinsʺ et autres.
Pour cela, la gauche, la droite, et autres, avec leurs ʺdiverses variantesʺ, sont interchangeables.
[2] Selon le calendrier dit grégorien.
Avec un titre qui change, c’est le même texte que je reprends, et que je reprendrai encore et encore, ine chaa-e Allaah (si Allaah veut).
Voir :
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com

mercredi 16 octobre 2019

MAROC, LA SOIF DE BAISE SANS FRONTIÈRES

Fondé sur la débauche à tous les niveaux, le régime qui sévit au Maroc continue de piétiner la dignité, d’humilier, et d’user de son mépris des populations qu’il ne voit que serviles.
Il se réfère cependant aux « bonnes moeurs » afin de consolider sa tyrannie, en réprimant les comportements de certaines « figures » dites de « l’opposition ».
Comportements jugés non conformes à l’islam, car ce régime de l’horreur se dit « un État musulman ».
Les croyants et les croyantes[1] savent que les « États » qui prétendent être des « États musulmans » alimentent et répandent l’imposture.
L’Islaam[2] les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus nulle part, mais les membres de la communauté[3] des croyants et des croyantes sont partout et seront partout par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
Depuis « l’indépendance dans l’interdépendance »,[4] des « experts », « spécialistes » du Maroc
ne cessent de prédire « la fin de ce régime » car eux « savent ce qui se passe réellement dans ce pays ».
Parmi eux, beaucoup de marocains dits de « l’opposition », avec l’aide de la métropole qui a mis en place le régime qui sévit au Maroc et qui continue de le protéger, sont « sollicités » car
« intellectuels », « cultivés », « modernes », « laïcs », et tout le toutim, pour présenter le visage d’une « opposition qui vit avec son temps ».
Ils commencent d’abord par donner satisfaction à leurs maîtres en criant haut et fort que la baise sans frontières, l’alcool coulant à flots, les joints, et autres, sont des éléments de ce qu’ils appellent « la vie privée », qu’ils constituent « des acquis de la civilisation de l’humanité », font partie des « droits de l’homme », de « la démocratie », de « la liberté » que eux « opposition » réclament et défendent.
Des éléments de cette « opposition », exilés en France, et dans des métropoles du même genre, sont gardés en réserve, afin de servir peut-être un jour.
Pour ces exilés de service, l’employeur offre des subsides,[5] ouvre les médias qui « comptent », les maisons d’édition « sérieuses », les cercles de « qualité » et les voilà qui veulent en finir avec les « indigènes », les « ignorants », les « fanatiques », les « obscurantistes », les « terroristes » pour con-tribuer[6] à la conne science universelle.[7]
L’employeur qui a une longue pratique de l’utilisation des « compétences » de ses employés, fait bénéficier ces éléments d’emplois réservés dans des administrations, dans des services des renseignements généraux, dans des universités, des établissements scolaires, des médias, des entreprises, des organismes de spectacles, de sport, de cultes, des associations, et autres.
L’employeur, « généreux », prend soin de ces éléments, « exilés d’opinion », « réfugiés politiques », « combattants de la liberté », « écrivains », « penseurs », « philosophes », « artistes », « journalistes », « intervenants » de radio, de télévision, et autres.
Des « militants multi-cartes » gardés parmi les accessoires utilisés et utilisables.
Ces éléments bénéficient aussi de certains emplois de porte-serviettes « élus » ou autres dans diverses institutions où des os de porc à ronger leur sont octroyés.
Ils sont incités bien entendu à se combattre mutuellement afin qu’émergent les plus attachés à ces os de la « Ré-pub-lique », de ses organisations d’extrême gauche, de gauche, du centre, de droite, d’extrême droite et de tout ce qui con-tribue à la tambouille de la « difirsiti ».[8]
Parmi ces éléments, des « femmes libérées », ouvertes aux autres, sont exposées parfois dans des dîners avec les « grands », pour soutenir la conne science universelle.
Des « intégmilés »[9] ont des subsides même pour faire du cinéma !
Avec la baise sans frontières bien sûr.
Et « leurs » films obtiennent même des « os-cars ».[10]
Ils se veulent des « battants » et font ce qu’ils peuvent pour plaire à l’employeur.
Lorsqu’ils parlent ou écrivent, ils ont recours à des termes recherchés parce qu’ils ont toujours peur de ne pas être à la « hauteur ».
Ces éléments, mangeurs de « couscous au saucisson »,[11] buveurs d’« alcool à la menthe »,[12] ne cessent de répéter, partout, qu’ils « s’opposent » en soutenant la baise sans frontières, libre pour tous et pour toutes.[13] 

BOUAZZA



[1] Almouminoune wa almouminaate.
[2] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[3] Alomma, la matrie.
[4] Statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste, et qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces "États" sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Au Maroc, occupé par la France, l’Espagne, et autres, occupation dite ″protectorat″, le système colonialo-impérialo-sioniste a transformé le sultanat moribond, en monarchie héréditaire, dite de "droit divin".
Le sultan, protégé, est alors devenu roi, au service de ce système.
[5] Subventions.
[6] Contribuer.
[7] Conscience universelle.
[8] Diversité.
[9] Contraction des mots "intégrés" et "assimilés".
[10] Oscars.
[11] C’est moderne !
[12] Le thé à la menthe, c’est du "folklore"!

lundi 14 octobre 2019

LORSQUE JE TE VOIS


Ton foulard dit que tu fais de ton mieux pour Adorer[1] Allaah, comme Allaah le demande.
Tu couvres tes cheveux, et cela déchaîne la haine hystérique, les innombrables agressions des adorateurs du faux, des adeptes de l’imposture, des ennemis d’Allaah.
Lorsque je te vois, je salue intérieurement ta force, ta détermination, ta confiance, ta sérénité, ta résistance, et j’invoque Allaah pour qu’Il te couvre de Son Amour, te protège et te récompense.
Ton coeur comme le mien battent à l’Unicité.[2]
Je t’aime.[3] 
BOUAZZA



[1] Adoration, ‘ibaada.
[2] Attawhiid.
Laa ilaah illaa Allaah.
Il n’y a de Divinité qu’Allaah.
[3] Je ne fais que reprendre, encore et encore, ce dont j'ai déjà parlé.

vendredi 11 octobre 2019

C’EST JUPPÉ QUI L’A DIT

Alain Juppé[1] a eu recours au terme « hystérie » pour qualifier ce que suscite le simple mot « musulman ».[2]
Dans un entretien au journal « le monde » daté de vendredi 23 septembre 2016, il a souligné « qu’il faut absolument apaiser le climat qui règne aujourd’hui en France. Le simple mot de « musulman » suscite une hystérie disproportionnée ! ».
Et il a ajouté : « Si nous continuons comme ça, nous allons vers la guerre civile. Moi, je veux la paix civile ».[3] 

BOUAZZA



[1] Énarque, adjoint de Jacques Chirac maire de Paris, premier ministre du même homme, président du RPR (Rassemblement Pour la République), de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire), plusieurs fois ministre,
plusieurs fois député, député européen, maire de Bordeaux, il est aujourd’hui membre du Conseil constitutionnel.
[2] Moslime.

jeudi 10 octobre 2019

NON, JE N’AI PAS OUBLIÉ


- Comment se rappeler ?
- En n’oubliant pas.
- En n’oubliant pas quoi ?
- L’engagement.
- Quel engagement ?
- L’engagement de ne pas oublier justement, de ne pas trahir, de rester fidèle.
- Fidèle ?
- Oui, fidèle à Allaah.[1]
- C’est l’engagement de tout le monde ?
- Oui.
- Qu’est-ce qui a changé alors ?
- Allaah a donné la liberté du choix à chacun, et chacun est responsable de son choix.
C’est dire que des changements interviennent : les uns respectent l’engagement, restent fidèles, d’autres oublient leur engagement, trahissent.
- Ceux qui oublient ne peuvent plus se rappeler ?
- Selon des modalités différentes, des cheminements divers, des voies multiples, certains peuvent se rappeler, retrouver ce qu’ils ont oublié, retourner à leur engagement.[2]
- Et toi, tu n’as pas oublié ?
- Non, je n’ai pas oublié.[3]
  
BOUAZZA



[1] La première trahison c’est d’abord la trahison de l’engagement envers Allaah.
ʺEt lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Aadame leur progéniture et les fit témoigner contre eux-mêmes : ʺNe suis-Je pas votre Seigneur ?ʺ Ils dirent : ʺSi, nous en témoignonsʺ.
Alqoraane (Le Coran), sourate 7 (chapitre 7), sourate Ala’raaf (le ʺrʺ roulé), L’Enceinte du Paradis, Les Limbes, aayate 172 (verset 172).
C’est dire que notre histoire commence avant notre apparition ici-bas.
Ce commencement est marqué par un engagement.
Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid (les ʺrʺ roulés) note qu’il s’agit du fameux pacte pris par Allaah sur la race humaine dès sa création. C’est un acte de foi et d’allégeance selon lequel les enfants d’Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, reconnaissent et attestent que Allaah est leur Seigneur-et-Maître en exclusivité et sans restriction aucune.
Donc chaque être humain est lié à sa naissance par ce pacte et s’il renie son Seigneur-et-Maître ou Lui donne quelque associé, il a manqué à son engagement et commis la plus grosse injustice.
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la page 221.
[2] Et lorsqu’une personne après des errements retourne à son engagement, c’est le "retour du cœur dans sa patrie" comme le dit pour ce qui le concerne Léopold Weiss, qui a choisi de s’appeler Muhammad Asad (Mohammad Açad).
[3] Je n’ai pas toujours respecté ce qui découle de l’engagement, j’ai failli me perdre, mais par la miséricorde d’Allaah, j’ai retrouvé le chemin et je fais de mon mieux pour le suivre.
Voir:
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com