dimanche 25 juin 2023

ALHOJJAAJ

Nous sommes le dimanche 7 dhou alhijja 1444.[1]
Des musulmans et des musulmanes,[2] des croyants et des croyantes,[3] pubères et sains d’esprit, dont les moyens matériels et physiques le permettent, ont commencé aujourd’hui, conformément aux enseignements de l’Islaam,[4] l’accomplissement de l’obligation d’alhajj.[5]
Qu’Allaah déverse Sa miséricorde sur alhojjaaj.[6]
Léopold Weiss qui, à son retour à la croyance, a choisi de s’appeler Mohammad Açad, écrit :
« Les mouvements corporels du pèlerin autour (de la Kaaba) symbolisent l’activité humaine, signifiant que, non seulement nos pensées et sentiments – tout ce que comprend l’expression «vie intérieure» –, mais aussi notre vie extérieure et active, nos actions et efforts pratiques doivent avoir Dieu[7] pour centre. […].
Je marchais et, à mesure que les minutes passaient, tout ce qui avait été petit et amer dans mon cœur me quittait et je devins partie d’un courant circulaire. Était-ce donc la signification de ce que nous faisions : devenir conscient que l’on est partie d’un mouvement sur une orbite ?
Était-ce, peut-être la fin de toutes les confusions ? Et les minutes se dissolvaient, le temps s’arrêtait et c’était le centre de l’univers […][8]  ».[9] 
 
BOU’AZZA
[1] 25 juin 2023 selon le calendrier dit grégorien.
[2] Almoslimoune wa almoslimaate.
[3] Almouminoune wa almouminaate.
[4] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat (le fait qu’un État ne soit pas fondé sur l’islaam, ne signifie nullement que les croyants et les croyantes installés dans une contrée ayant un tel État, ne font pas de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande).
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah, L’Unique.
Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[5] Du pèlerinage.
[6] Les pèlerins.
[7] Allaah.
[8] Il a accompli l’obligation du pèlerinage avec sa première épouse,  une veuve de douze ans (ou même de vingt-deux ans) son aînée : Elsa Schiemann, qui avait choisi de s’appeler ‘aziiza (Aziza).
la première lettre du prénom ‘aziiza c’est la lettre ‘ (‘iine) qui n’existe pas dans l’alphabet français et non la lettre a qui n’est donc pas écrite ici en lettre majuscule.
Son nom de jeune fille était Specht.
Son existence ici-bas s’est achevée en 1927, juste après l’accomplissement de l’obligation du pèlerinage.
Elle est enterrée à Makka (La Mecque)..
[9] Muhammad Asad, Le chemin de la Mecque, Paris, Fayard, 1976. 


samedi 24 juin 2023

LA BAISE SANS FRONTIÈRES, « POUR LE BONHEUR DE L’HUMANITÉ »

Durant  des soirées, c’est l’orgie.
Alcool, joints,[1] musique, danse.
Préambule à la baise sans frontières.
« Valeurs » et « acquis civilisationnel » alimentés et entretenus partout.
De multiples endroits sont utilisés pour se rouler des pelles, se tripoter, se faire des fellations, se lécher, aménager des rendez-vous afin de se livrer à des enculeries et autres explorations anatomiques, baiser, encore baiser, toujours baiser, dans des logements, dans des voitures, dans d’autres moyens de transport, dans des parking, dans des chiottes, dans des clubs de sport, dans des parcs, dans la nature, dans des lieux de travail, dans des endroits culturels, dans des soirées, dans des boîtes de nuit, dans des cafés, dans des bars, dans des restaurants, dans des hôtels, et bien sûr, au domicile conjugal des uns et des autres.
Des adolescents et des adolescentes sont incités, de mille et une manières, y compris par leurs familles, à la baise sans frontières.
Sur le marché du sexe, que des sites internet contribuent à étendre, des culs, des vagins, des bites, et autres, réclament la baise sans frontières.
Adepte de ces sites, en rut, ouverte de partout, elle voulait garder la bite dans son derrière insatiable et aussi l’avoir dans son vagin boulimique, la sentir entre ses seins, entre ses cuisses, la prendre dans ses mains expertes pour la masser, la masturber, la mettre encore et encore dans sa bouche vorace de suceuse réputée auprès de beaucoup, parmi lesquels des époux et pères qu’elle a sucés, y compris au domicile conjugal des uns, des autres, et du sien.
Des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des hétérosexuels, des suceuses, des suceurs, des masturbateurs, des masturbatrices, des travestis, des gigolos, et autres, veillent sur ces « valeurs », sur cet « acquis civilisationnel ».
Ceux et celles qui s’opposent à ces « valeurs », à cet « acquis civilisationnel », sont des « obscurantistes » dont il faut se débarrasser « pour le bonheur de l’humanité ».[2] 
 
BOU’AZZA
[1] Et autres.
[2] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
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LA CRAINTE DE LA MÉTROPOLE POUR SES COLONIES D’AFRIQUE

 


Au cours de déclarations à Franceinfo, Radio France Internationale[1] et France 24, Emmanuel Macron,[2] membre du système- colonialo-impérialo-sioniste, a exprimé la crainte de la métropole pour ses colonies d’Afrique menacés par la Russie « puissance de déstabilisation de l’Afrique ».[3]
Gonflée d’orgueil et d’arrogance, la métropole débite, encore et encore, les insanités de toujours, les bassesses, les mensonges, les supercheries, maintient un regard de mépris et de haine sur les indigènes des colonies, alimente et entretient l’imposture, selon l’étable de sa loi.[4]
La Russie, qui fait partie du système colonialo-impérialo-sioniste, veut sa part du gâteau dans les colonies d’Afrique et ailleurs et agit pour s’en emparer.
Emmanuel Macron, représentant de l’État esclavagiste, colonialiste, impérialiste en Afrique est ailleurs, continue, comme ses semblables à l’œuvre depuis des lustres, d’user d’une diarrhée verbale pour tromper, encore tromper, toujours tromper.
concernant leurs crimes assimilés à la « défense de la paix ».
Le système colonialo-impérialo-sioniste alimente et entretient les agressions sans fin, les mensonges, les dissimulations, les falsifications, les supercheries, les tricheries, les tromperies, les manipulations, les faux et autres.
Les contradictions en son sein, entre ses composantes, ne l’empêchent pas de se maintenir, de continuer à sévir.
Il utilise des armes à tous les niveaux, dans tous les milieux, dans tous les domaines, afin de maintenir ses méfaits.
Il ne se préoccupe pas des conséquences de ses crimes, s’en fout des dégâts occasionnés, même s’il fait parfois semblant de s’étonner des effets dont il est la cause.
En Afrique, par exemple, où l’esclavage a fait des ravages, où les crimes colonialistes, crimes contre l’humanité, n’ont rien épargné, ce système, dont la France fait partie, consolide ses acquis et fait de ce continent une décharge d’immondices dans tous les domaines.
La Russie et la Chine agissent pour avoir accès au gâteau que la France, en dépit du soutien des USA,[5] son patron, n’arrive plus à défendre.
Les occasions ne manquent pas, depuis l’octroi des « indépendances dans les interdépendances »,[6] pour disserter sur les tas de droits[7] et poursuivre les pillages, les persécutions, les oppressions, les destructions et autres.
Dans le temps et dans l’espace, le système colonialo-impérialo-sioniste a été appréhendé, est appréhendé, sera appréhendé de multiples et diverses manières.
Il a donné lieu, donne lieu, donnera lieu à différentes interprétations.
Les crimes de des USA, du Canada, de l’Europe, y compris de la France, de la Russie[8] bien sûr, de l’Australie, du Japon, et celui en devenir de la Chine[9] et autres, n’épargnent rien.
La Palestine[10] soumise a une colonisation sioniste de peuplement depuis des décennies, connaît les horreurs de ce système.
Les destructions causées partout par ce système sont inimaginables.
Les destructions de l’Irak,[11] de la Tchétchénie,[12] de l’Afghanistan[13] et autres sont présentées comme « défense de la paix ».
Les destructions sont applaudies d’avance par une « opinion publique internationale » férue de « défense de la paix ».
Les imposteurs du système colonialo-impérialo-sioniste continuent d’alimentent et d’entretenir l’imposture qui dégouline de partout, rêvent d’imposer leur Histoire, avec hache majuscule, pour décapiter ceux et celles qui résistent, mais l’avenir ne leur appartient pas.[14] 
 
BOU’AZZA
[1] R.F.I.
[2] Au nom de la métropole.
[3] Vendredi 23 juin 2023.
[4] Les tables de sa loi.
[5] United States of America, les États unis d’Amérique, à l’avant-garde du système colonialo-impérialo-sioniste, les USA sont aujourd’hui la première puissance militaire et atomique à la tête des massacres de multiples populations, dans le monde entier.
Et les États-Unis d’Amérique sont applaudis comme « défenseurs de la liberté ».
Les agressions, les crimes, les exterminations, les violations de tous les droits des populations et des individus à travers le monde, les massacres, les destructions, les anéantissements, les éliminations, les assassinats, le pillage, le vol, la cupidité, la domination, la répression, l’oppression, l’exploitation, le mensonge, le cynisme, la tromperie, la tricherie, les discriminations, les enlèvements, les enfermements, les tortures, les humiliations, le mépris, l’arrogance, le faux, l’imposture, « c’est la défense de la liberté » selon les applaudisseurs.
[6] Statut qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des « États » supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces « États » sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
[7] L’État de droit.
[8] Avant l’Union Soviétique (URSS), avec l’Union Soviétique et après l’Union Soviétique.
[9] Même si le parti communiste qui sévit en Chine, s’acharne à vouloir diffuser une image de ʺpaixʺ.
[10] Filistiine.
[11] Al’iraaq (le r roulé), l’Iraq.
[12] Achchiichaane.
[13] Afghanistaane.
[14] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir :
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http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
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vendredi 23 juin 2023

POUR FILISTIINE


Sur des vélos, nous pédalions tout ce que nous pouvions, accompagnés de notre bonne humeur.
Des travailleurs immigrés originaires des colonies, nous attendaient dans un foyer, pour parler de l’occupation de filistiine[1] par le sionisme.[2]
Avec mon camarade, nous avions un moral qui était aussi, celui d’innombrables étudiants en France, des militants pour Filistiine : un moral que rien n’intimidait.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Que sommes-nous devenus ?
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.[3] 
 
BOU’AZZA
[1] Palestine.
[2] J’assurais auprès de travailleurs immigrés originaires des colonies, des cours d’alphabétisation : c’est dans ce cadre que mes rapports avec une étudiante qui militait avec moi, ont abouti au mariage.
[3] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.


SON TEMPS ICI-BAS S’EST ACHEVÉ


La dernière fois que je vous ai parlé d’elle, c’était lorsqu’elle a eu sa cinquième vaccination.
Vous savez qu’en  raison de l’épidémie du coronavirus,[1] elle a vécu le premier confinement du 17 mars au 11 mai 2020.[2]
Ensuite, un deuxième confinement mis en place du 30 octobre au 15 décembre 2020.
Puis un troisième et un quatrième, avant même la fin de la période fixée pour le troisième.
Comme pour le troisième confinement qui a été appelé « mesures de freinage », le terme « déconfinement » a été écarté pour celui de « réouverture », avec étalement d’avril à fin juin.
En de novembre 2021, une vague de l’épidémie a failli entraîner un nouveau confinement.
Les vagues continuent, avec des variants et des sous-variants.
En juillet 2022, c’était la septième vague.
Elle avait fait sa cinquième vaccination sans ignorer que les personnes vaccinées peuvent ne pas échapper à l’épidémie.
Les soignants soignent et Allaah guérit.
Lorsqu’elle s’installait sur le fauteuil de la petite pièce qu’elle affectionnait tout particulièrement, elle était  transportée.
Dans cet espace réduit, les souvenirs qui jaillissaient n’étaient jamais à l’étroit.
La petite pièce pouvait en accueillir à l’infini.
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
La famille à laquelle elle avait voulu être rattachée, était d’abord la famille de l’Islaam.[3]
Vous vous souvenez de ses voyages lorsqu’elle était dans la petite pièce avec une fenêtre qui lui permettait de voir le ciel ?
Vous vous rappelez de son évasion en Italie ?
De Haçane Ibn Alwazzaane ?
Il a été capturé par des pirates au XVIème siècle, et donné au Pape.
C’est le géographe Jean Léon de Médicis, dit Léon l’Africain.
« […] Après avoir vécu à Grenade, sa ville natale, à Fès, à Tombouctou, au Caire, à Constantinople, Léon passe plusieurs années à Rome, où il enseigne l’arabe, écrit la partie hébraïque d’un dictionnaire polyglotte, et rédige en italien, sa célèbre « description de l’Afrique », qui va rester pendant quatre siècles une référence essentielle […].
Homme d’Orient et d’Occident […] ».[4]
« À Rome, tu étais « le fils de l’Africain », en Afrique, tu seras « le fils du Roumi. »[5] Où que tu sois, certains voudront fouiller ta peau et tes prières. […]. Garde toi de ployer sous la multitude […]. Lorsque l’esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre de Dieu est vaste […]. N’hésite jamais à t’éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières … ».[6]
Albahr[7] Alabyad Almotawassite.
La Mer Blanche Intermédiaire.
La Mer Méditerranée.
La Côte des Fleurs, la Riviera dei Fiori.
La terre des couleurs, la terra dei colori.
La Ligurie, Liguria.
Bordighera, la ville lumineuse où les palmiers se plaisent.
C’est quelqu’un paraît-il, au XIIème siècle, de retour d’Orient, qui a pensé que les palmiers se sentiraient bien dans un tel cadre.
Il a eu raison.
Des orangers, des citronniers, des bananiers, des mimosas et surtout des oliviers[8] tiennent compagnie aux palmiers.
Des merveilles dont les murmures d’Amour embaument l’air et rendent la mer encore plus parfumée.
L’huile d’olive de la Ligurie.
L’art culinaire.
Elle peut en parler longtemps, avec son talent de conteuse hérité de ses ancêtres, pas les gaulois, ni les romains, les autres.
Il ragû di coniglio colle olive.
Le tajiine[9] de lapin aux olives.
Tu prends un lapin de Ligurie.
Un lapin de Ligurie c’est encore autre chose que la succulence d’un agneau de montagne, ajoutée aux délices de coquelets de terroir que la mère de ta mère faisait mijoter toute la nuit, à feu doux, au milieu d’un trésor d’aromates et d’épices.
Tu prends donc ce lapin, tu te procures des olives, des oignons, du céleri, du romarin, du thym, du laurier, du poivre et de l’huile d’olive extra vierge.
Tu fais revenir dans l’huile les herbes et les oignons finement coupés, le temps qu’il faudra. Tu ajoutes les morceaux de lapin avec le thym, le laurier et ce qu’il faut d’eau pour avoir une sauce délicieuse à l’arrivée.
Tu laisses cuire.
Doucement.
Tranquillement.
À feu caressant.
Tu laisses cuire toute une vie s’il le faut.
Lorsque c’est cuit, tu ajoutes les olives.
Et au moment de manger, tu invites ceux et celles qui peuvent faire honneur à ces bienfaits dans la joie et la reconnaissance, et de penser à ta mère qui sait mettre les saveurs de l’amour dans chaque plat et sans laquelle les « recettes de cuisine » ne valent rien.
C’est de cette grand-mère que je vous entretenait.
Je n’avais pas manqué de vous signaler qu’après avoir envoyé des textos[10] à ses petits-enfants, elle s’était mise à une fenêtre pour échanger avec les éboueurs, se souhaiter mutuellement un bon mois de ramadaane.[11]
Des éboueurs, comme elle, issus du processus migratoire lié au colonialisme français en Afrique et ailleurs.[12]
En finissant d’échanger avec eux, elle s’était mise à marcher avec des hommes, des femmes, des enfants.
Elle entendait des mots, et voyait des images.
Des mots et des images en mouvement.
Des mots et des images qui font voler en éclats l’imposture.
Des mots et des images qui font sortir des ténèbres.
Des mots et des images qui envoient la Lumière au coeur.
Des mots et des images qui se répandent dans tout l’être.
Des mots et des images qui permettent de saisir le Sens.[13]
Des mots et des images qui renforcent le Lien.[14]
Elle témoignait.
Avec elle, le ciel, le soleil, la lune, les étoiles, le vent, la mer, les cours d’eau, la terre, les saisons, les animaux, les plantes, les univers, transmettent le même témoignage.
Parfois, à la fin d’un conte, le toit s’ouvrait, et elle rejoignait le ciel.
Des pigeons partaient dans un envol majestueux et tournoyaient autour d’elle.
Son coeur s’emplissait de lumière et tout le monde flottait agréablement dans le ciel, pendant que se répandait le chant inoublié, le chant du commencement.
Un fois, elle était en train de préparer des affaires pour partir.
Elle finissait de prendre des vivres dans une sorte de cuisine.
Quelques personnes accomplissaient la prière.
L’homme qui dirigeait cette prière lui avait demandé si elle allait partir pour de bon.
Après avoir répondu par l’affirmative, elle avait souhaité aux personnes que leur prière soit acceptée.
Elle marchait en s’abreuvant et en s’irrigant de l’eau qui coulait en elle.
L’eau alimentait des ruisseaux rouges.
Couleur de terre.
Sang des artères.
L’herbe jaillissait.
Verte.
Elle aimait les musulmans et les musulmanes[15] résistent, comme partout où les attaques sont menées contre eux.
Elle aimait les croyants et les croyantes[16] qui ont fait, font, et feront face à ceux et à celles qui, sous divers prétextes, les agressent de mille et une manières en les accusant de tous les maux afin de porter atteinte à leur Adoration[17] d’Allaah, comme Allaah le demande.
Elle aimait ceux et celles qui ont résisté, résistent et résisteront à l’incompréhension, au rejet, aux attaques, aux insultes, aux injures, aux calomnies, aux humiliations, et autres.
Ceux et celle dont la force de résistance a fait, fait, et fera d’eux, partout, la cible des imposteurs.
Mais les violations continues de leurs droits élémentaires et les multiples attaques contre eux, n’ont pas mis fin, ne mettent pas fin, et ne mettront pas fin à leur marche.
Une marche qui se poursuivra jusqu’à la fin de la vie ici-bas.
Aucun ennemi du Message d’Allaah ne peut l’arrêter.
Personne ne peut éradiquer l’Islaam.
Elle avait pensé à un écrivain,[18] Driss Chraïbi,[19] qui, en 1992, dans le cadre de l’émission radiophonique de France culture, « À voix nue »,[20] a eu cinq entretiens avec Rachel Assouline,[21] sur ses écrits, son parcours.
Cet écrivain arrivé en 1945 de la colonie du Maroc,[22] à la métropole en France, pour des études universitaires.
Il avait vécu dans ce pays jusqu’à la fin de son existence ici-bas[23] survenue le premier avril 2007, à l’âge de 81 ans.
Il était dans la Drôme[24] lorsqu’il a rejoint la vie dernière.[25]
À un moment de ses entretiens avec Rachel Assouline, Driss Chraîbi a précisé que dans sa vie, il a réussi une certaine harmonie entre l’Orient et l’Occident.
Il en avait peut-être « rêvé ».
Est-ce qu’elle s’intéressait à lui parce qu’elle avait aussi ce « rêve » ?
La grand-mère est partie.
Son temps ici-bas s’est achevé.
Qu’Allaah la couvre de Sa miséricorde. 
 
BOU’AZZA
[1] Covid 19.
[2] Selon le calendrier dit grégorien.
[3] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat (le fait qu’un État ne soit pas fondé sur l’islaam, ne signifie nullement que les croyants et les croyantes installés dans une contrée ayant un tel État, ne font pas de leur mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande).
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse, le parachèvement du Message d’Allaah, L’Unique.
Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
[4] Amin Maalouf, Léon l’Africain, Jean Claude Lattès, Paris1986, page de présentation.
[5] Roumi : du mot Romain, pour désigner ce qui n’est pas du blad, (bilaad, bled), du pays.
[6] Amin Maalouf, opt.cit. p.473.
[7] Le « r » roulé.
[8] [...] un arbre béni, un olivier ni oriental ni occidental.
[9] Le ragoût.
[10] Pluriel de texto qui est un court message écrit que l’on envoie depuis un téléphone mobile, sur un autre téléphone mobile (voir internet).
[11] Le « r » roulé, ramadan.
Mois de jeûne en Islaam.
Un mois où de l’aube au coucher du soleil, les personnes saines d’esprit et pubères ne doivent ni manger, ni boire.
Les époux et les épouses, des hommes et des femmes, ne doivent pas avoir de rapports sexuels pendant la journée du jeûne.
C’est un mois propice aux efforts pour se ressourcer afin de s’améliorer, pour essayer de faire de son existence ici-bas, une existence alimentée par le Message d’Allaah.
Un mois pour continuer, avec plus de force encore, le parcours dans la Voie d’Allaah.
[12] Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois pour fournir la main d’œuvre, taillable et corvéable à merci, dont les métropoles avaient besoin.
Les régimes mis en place dans les colonies par la suite et qui sévissent toujours, ont accéléré les migrations pour répondre aux exigences de la métropole, et pour en faire un trafic qui rapporte.
C’est dire que le processus migratoire lié au colonialisme, ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance et la misère, dépossédés et sans moyens dans des sociétés industrialisées.
« L’oubli de l’histoire n’est jamais neutre. Effacer le passé constitue l’un des plus sûrs moyens de stériliser toute analyse du présent, pour répéter inlassablement de vieilles recettes et réitérer les mêmes mécanismes de domination ».
Philippe Norel, « Malgré les sanglots de l’homme blanc... », dossier « Polémiques sur l’histoire coloniale », Le Monde diplomatique, bimestriel, juillet-août 2001, p. 73.
La France a eu recours à la main d’œuvre colonisée et transplantée en métropole et il a fallu de longues années pour que des travailleurs immigrés, dans le cadre dit du regroupement familial, puissent entreprendre des démarches afin d’avoir l’autorisation de faire venir leurs femmes et leurs enfants.
Les immigrés des colonies ne cessent de faire face à de multiples injustices et agressions, qui n’épargnent pas ceux et celles qui ont obtenu la nationalité française.
Le processus migratoire a bien entendu divers « visages » que beaucoup s’acharnent à défigurer, afin de masquer ce qu’ils veulent cacher.
Il importe donc d’essayer sans cesse d’en saisir les développements, les modifications, les changements, et autres.
Cette main d’oeuvre, dont la France et l’Europe ne veulent plus en raison des changements intervenus, continue néanmoins d’essayer d’arriver par n’importe quel moyen, en prenant tous les risques.
Elle fuit les colonies, même s’il n’est pas fait appel à elle, car elle n’arrive pas à se débarrasser de la merde qui gicle de partout, en Afrique et ailleurs.
Ce processus migratoire  ne cesse donc pas de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système colonialo-impérialo-sioniste qui a semé, et qui sème l’oppression.
[13] Le Sens du Message d’Allaah.
[14] Le Lien avec Allaah.
[15] Almoslimoune wa almoslimaate.
[16] Almouminoune wa almouminaate.
[17] ’ibaada.
La première lettre du mot ‘ibaada c’est la lettre ‘ (‘iine) qui n’existe pas dans l’alphabet français et non la lettre i qui n’est donc pas écrite ici en lettre majuscule.
[18] Qu’elle a beaucoup lu.
[19] Idriis Achchraaïbii  (les « r » roulé).
[20] Entretiens d’hier et d’aujourd’hui.
[21] Présentatrice et productrice de l’émission.
[22] Almaghrib (le « r » roulé).
[23] Addoneyaa.
[24] Il habitait à Crest.
[25] Alaakhira (le « r » roulé), l’au-delà.


jeudi 22 juin 2023

QUELS QUE SOIENT LES MOYENS

 Quels que soient les moyens, la vie ici-bas est un voyage où tout le monde arrive à destination. 

BOU’AZZA

mercredi 21 juin 2023

LE LIVRE


Le Livre, c’est le Message d’Allaah.
Le Message d’Allaah depuis Aadame[1] jusqu’à Mohammad sur eux la bénédiction et la paix, est Un.
C’est le même Message.
Il concerne les univers.
Les Prophètes et les Messagers sur eux la bénédiction et la paix, ont tous eu pour mission de transmettre ce qui leur a été révélé par Allaah.
La multiplicité des révélations se rapporte aux diverses étapes du Message et met en relief son essence qui est l’unicité.
Attawhiid :
Laa Ilaah illaa Allaah.
Il n’y a de Divinité qu’Allaah.
Il n’y a d’Allaah qu’en Allaah.
L’Islaam par conséquent, n’est pas né à l’époque où Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix, a commencé la mission qui lui a été confiée par Allaah.
Un Prophète[2] sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah.
Un Messager[3] sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah et de transmettre une législation nouvelle, dans la continuité du Message d’Allaah.
Un Messager, sur lui la bénédiction et la paix, est en même temps un Prophète, sur lui la bénédiction et la paix.
Le Livre, c’est Alqoraane.[4]
Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid[5] note que les anciennes Écritures étaient des codes transitoires qui devaient tous être abrogés par les révélations suivantes.
Alqoraane étant la forme définitive et parfaite du Livre, Allaah a pris en charge de le sauvegarder jusqu’à la fin du monde ; tandis que tous les autres Livres ont été plus ou moins défigurés, Alqoraane est resté intact, tel qu’il a été révélé à Mohammad, l’ultime Messager, et Prophète sur lui la bénédiction et la paix.[6]
« Lis au nom de ton Seigneur qui a créé. Qui a crée l’Homme[7] d’une adhérence.[8] Lis et ton Seigneur Le Très Généreux.[9] Qui a enseigné par alqalam.[10] A enseigné à l’Homme ce qu’il ne savait pas ».[11]
Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid note que ce verset est le premier verset révélé du Livre.
Il est notoire de constater que la première exhortation du Qoraane recommande de lire car la lecture est le symbole de l’étude et de la recherche scientifique.
On lit aussi bien dans Alqoraane que dans le grand livre de la nature que nous traduisons dans nos sciences dites exactes.[12]
Les musulmans et les musulmanes,[13] les croyants et les croyantes[14] font de leur mieux pour lire Alqoraane et approfondir leur connaissance du Message d’Allaah.
D’après Ibn Mas’oud, qu’Allaah le bénisse, le Messager d’Allaah[15] sur lui la bénédiction et la paix, a dit :
« Celui qui récite[16] une seule lettre du Livre d’Allaah[17] aura une récompense[18] qui sera multipliée par dix. Je ne dis pas que « alm »[19] est une lettre, mais que « a »[20] est une lettre, « l »[21] est une lettre, et « m »[22] est une lettre ».[23] 
 
BOU’AZZA
[1] Adam sur lui la bénédiction et la paix.
[2] Nabiyy.
[3] Raçoul (le « r » roulé).
[4] Le « r » roulé),
[5] Le « r » roulé),
[6] Salah Eddine Kechrid (Salaah Addiine Kachriid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984). Note en bas de la page 338.
[7] L’être humain, alineçaane.
[8] Qui a créé l’être humain de quelque chose qui s’accroche.
Kachriid note que le mot arabe « ’alaq » veut dire « quelque chose qui s’accroche ». On peut considérer que c’est l’oeuf fécondé qui se fixe aux parois de l’utérus maternel.
Ce même mot veut dire aussi sangsue dans ce même ordre d’idée de fixation et de succion. Mais, en examinant de près l’anatomie d’une sangsue, on est frappé par sa simplicité extrême qui la rend absolument identique à celle d’une simple cellule. C’est pourquoi nous sommes très enclin à traduire ici par « cellules » ou du moins « sangsues ». Les premiers exégètes traduisent par « caillot de sang" mais nous ne partageons pas leur avis.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), op.cit, note en bas des page 814.
[9] Lis ! Ton Seigneur est Le Très Noble.
[10] Par le calame, par la plume, avec la plume.
[11] Alqoraane (le Coran), sourate 96 (chapitre 96), Al’alaq, L’Adhérence, aayate 1 à aayate 5 (verset 1 au verset 5).
[12] Salah Eddine Kechrid (Salaah Addiine Kachriid). ibid, note en bas des page 814.
[13] Almoslimoune wa almoslimaate.
[14] Almouminoune wa almouminaate.
[15] Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix
[16] Qui lit.
[17] Alqoraane.
[18] Haçana.
[19] Aliflaamemiime.
Kachriid souligne que « A.L.M. ». (Alif. Laame. Miime), « les trois lettres énigmatiques qui forment le premier verset du chapitre 2 d’Alqoraane, sont l’un des mystères du Qoraane.
Certains disent qu’Allaah veut nous signifier ainsi qu’Alqoraane a été réalisé dans toute sa splendeur et sa perfection à partir des simples lettres de l’alphabet.
D’autres y trouvent des symboles qui auraient leur signification dans la langue syriaque.
D’autres enfin veulent les interpréter par la valeur numérique attribuée à chacune des lettres de l’alphabet.
Disons tout simplement que notre esprit n’arrivera jamais à épuiser tous les sens cachés de ce Livre sacré qui, selon un fameux hadith « sera ressuscité vierge le jour du jugement dernier » (yob’ath haadaa lkitaab yawma alqiyaama bikrane) ».
Pour le verset 1, du chapitre 20, il ajoute que « la tradition veut que « Ta-Ha » et « Ya-Sine » soient des appellations élogieuses données par Allaah à Son Prophète Mohammad, sur lui la bénédiction et la paix ».
Salah Eddine Kechrid (Salaah Addiine Kachriide), ibid, notes en bas des pages 2 et 406.
« Ta-Ha » c’est en fait les deux lettres « T-H » vocalisées (usage d’achchakl en langue arabe).
Dans d’autres chapitres la prononciation intervient aussi, comme dans « Ya-Sine » (Ya-e-Siine), « Y-S ».
Il en est ainsi dans plusieurs chapitres du Livre.
Mohammad Hamiid Allaah (Muhammad Hamidullah) précise dans sa traduction du Qoraane que « les sourates 2, 3, 7, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 19, 20, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 36, 38, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 50 et 68 commencent non par des mots, mais par des lettres de l’alphabet, détachées en n’ayant pas de sens particulier.
Le Prophète Mohammad lui-même, sur lui la bénédiction et la paix, ne semble pas avoir précisé leur signification, d’où d’innombrables interprétations suggérées par les commentateurs anciens et modernes.
Laissons-les alors telles quelles ».
Note de bas de page, Qoraane (Coran), sourate2 (chapitre 2), Albqara, La Vache, aayate 1 (verset 1), p. 2.
[20] Alif.
[21] Laame.
[22] Miime.
[23] Hadiite rapporté par Attirmidhii (le « r » roulé).
Annawawii, Riyaad assalihiine (les jardins de la vertu), Éditions universel, Paris 2012, pages 499-500 (la traduction exacte du titre de l’ouvrage est : Les jardins des vertueux).
Assonna a trait à la conduite de Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix.
Lorsqu’on parle de hadiite (hadite, hadiith, hadith) cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Messager et Prophète sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
Lorsqu’il est question de hadiite, cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Assonna a trait à la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.