samedi 19 novembre 2016

« LE TYPE ARABE »


Un Arabe est une personne de la péninsule arabique.[1]
Mais l’aire dite « arabe », que beaucoup tiennent à confondre avec ce qu’ils appellent « l’islam », englobe d’autres contrées.
Le colonialisme français[2] par exemple, s’est traduit, entre autres, par la transplantation de populations des colonies,[3] utilisées comme main d’oeuvre taillable et corvéable à merci par la métropole, dans le mépris, l’oppression, l’exclusion, et autres.[4]
Ce processus migratoire[5] concerne les « arabes » des populations d’Afrique du Nord ».[6]
Populations colonisées, faisant face à de multiples agressions, dont les tentatives d’anéantir l’Islaam, ne sont pas des moindres.
Pour la France comme pour d’autres pays, le rêve d’éradiquer l’Islaam[7] est toujours à l’ordre du jour.
C’est ainsi que parmi les innombrables effets de cette donnée, certains « arabes » liés au processus migratoire d’Afrique du Nord par exemple, sont soulagés de ne pas être considérés comme « musulmans », parce qu’ils n’ont pas « le type arabe ».[8]

BOUAZZA




Canevas brodé par mon épouse.
Motif de fleur ornant une tenture murale.
Le dessin du motif est d’origine du Maroc.
[1] Aljaziira al’arbiyya, jaziirate al’arabe (les ʺrʺ roulés), l’Îles arabique, l’Île des Arabes.
[2] La liste de ses crimes et de ses méfaits, comme celle des autres colonialismes, est infinie.
[3] Des indigènes.
[4] ʺL’oubli de l’histoire n’est jamais neutre. Effacer le passé constitue l’un des plus sûrs moyens de stériliser toute analyse du présent, pour répéter inlassablement de vieilles recettes et réitérer les mêmes mécanismes de dominationʺ.
Philippe Norel, ʺMalgré les sanglots de l’homme blanc...ʺ, dossier ʺPolémiques sur l’histoire colonialeʺ, Le Monde diplomatique, bimestriel, juillet-août 2001, p. 73.
[5] Qui avec le temps a pris d’autres aspects et d’autres enjeux, ne peut être correctement appréhendé en dehors du fait colonialiste.
Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles colonialistes, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter pour fournir la main d’œuvre dont les métropoles avaient besoin.
Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.
Les pays d’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres ʺloisirs pour touristesʺ, des dépotoirs multiples et variées, et des décharges d’immondices.
[6] Maghreb.
[7] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes (almouminoune wa almouminaate) où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix (sallaa Allaah ‘alayh wa sallame), a eu pour mission de le transmettre.
Assonna a trait à la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Lorsqu’on parle de hadiite (hadite, hadiith, hadith), cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
L’Islaam se résume dans le témoignage (achchahaada) qu’il n’y a d’Ilaah (Divinité) qu’Allaah et que Mohammad est le Messager d’Allaah, l’accomplissement de la Prière (assalaate), l’acquittement du prélèvement purificateur (azzakaate), le jeûne du mois de ramadaane (assawme) et le pèlerinage (alhajj) à la Maison Sacrée d’Allaah (bayte Allaah alharaame, que symbolise Alka’ba, la Kaaba à Makka, à la Mecque).
À cela, il faut lier la Foi (aliimaane) et le Bienfait (alihçaane).
La Foi est de croire à Allaah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Envoyés, au Jour Dernier (la Résurrection) et à la Prédestination qu’il s’agisse du Bien ou du Mal.
Le Bienfait étant d’Adorer Allaah comme si nous le voyons car, si nous ne le voyons pas, Lui nous voit.
(Contenu de la réponse faite à l’Ange Jibriil (le ″r″ roulé), Gabriel, paix sur lui, par Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Hadiithe rapporté dans ″Sahiih Moslime″, (Recueil authentique de Moslime).
ʺLes musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les loyaux et les loyales, les endurants et les endurantes, les craignants et les craignantes, les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un Pardon et une Récompense Immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évidentʺ.
Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État (ou la même institution appelée autrement) des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les ʺÉtats″ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement et autres.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
Pour ce qui est des êtres humains, le Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers, est adressé à toute l’humanité.
Les bavardages stériles, les divagations hystériques, les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les vexations répétées, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les attaques brutales, les entreprises de démolition et autres pratiques immondes recourent au faux pour entretenir et maintenir la confusion, l’imposture.

vendredi 18 novembre 2016

CAS LAID


Des flammes ont brûlé une partie du bidonville-décharge de Calais.[1]
Selon la préfète[2] du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, ces incendies déclenchés dans la nuit du 26 octobre 2016,[3] sont une tradition des « migrants »[4] qui mettent le feu aux habitations qu’ils quittent.[5]
Des contre-vérités de ce genre,  et d’autres, l’idéologie colonialiste en a fait une culture intensive qui est toujours alimentée et entretenue.
La déclaration faite le 27 octobre 2016 par la représentante de la République, a été plus que largement relayée par des médias qui participent à la diffusion de cette culture.
Á l’approche de l’élection présidentielle de 2017, dans un jeu de figurants soumis à une mise en scène du même employeur, le démantèlement du bidonville-décharge pour débarrasser les habitants de Calais de « l’invasion »,[6] s’est traduit par l’évacuation des « migrants » et leur répartition dans diverses structures à travers la France.
La maire[7] de Calais, Natacha Bouchar, s’est déclarée[8] soulagée par l’évacuation, et a souligné son inquiétude face au risque d’une reconstitution de la « jungle ».
Le 1er novembre 2016, le figurant de gauche, le socialiste François Hollande, président de la République, a fait savoir, pour dissiper les inquiétudes de cette sorte, que la place est sécurisée, et qu’une réinstallation de « migrants » n’aura pas lieu.
« L’invasion » est éradiquée.
Reste à savoir si les « migrants » évacués vont maintenir la tradition expliquée par la préfète, et incendier les lieux où ils ont été répartis lorsqu’ils les quitteront ?
  

BOUAZZA



[1] Dit ʺla jungleʺ, où s’accumulent depuis des années, des personnes de divers pays, afin d’être aux abords du tunnel sous la Manche, et du port, pour tenter d’accéder au territoire du Royaume-Uni, en ʺpassagers clandestinsʺ, selon la terminologie dominante.
[2] Représentante de la République au niveau du département.
Depuis le mois de mai 2012, le président de cette République est le figurant socialiste, François Hollande, le révolutionnaire de gauche, installé sur le trône du Palais de l’Élysée, en remplacement de son alter ego, le révolutionnaire de droite, Nicolas Sarkozy.
[3] Selon le calendrier dit grégorien.
[4] Terme fourre-tout.
[5]Le démantèlement du bidonville-décharge a commencé le 25 octobre 2016.
[6] Par des ʺmigrantsʺ survivant dans le mépris, le rejet, l’exclusion, et autres.
Des personnes rabaissées, humiliées, insultées, pourchassées ?
Cas laid, très laid d’un bidonville-décharge qui n’est pas le premier, et ne sera pas le dernier en France, et ailleurs.
[7] Élue du parti de droite, ʺLes Républicainsʺ ex-UMP (Union pour un Mouvement Populaire), à la tête de la commune.
[8] Le vendredi 28 octobre 2016.

jeudi 17 novembre 2016

LA DROITE ET LA GAUCHE

La droite[1] c’est la gauche,[2] et la gauche c’est la droite.
La pratique de l’une, comme celle de l’autre, se traduit dans un jeu de figurants soumis à une mise en scène du même employeur.
Il a été demandé, paraît-il, à un expert anglais de définir le capitalisme.
Il a répondu :
- C’est l’exploitation de l’homme par l’homme.
Il lui alors été demandé de définir le socialisme.
Il a répondu :
- C’est l’inverse.[3]
  
BOUAZZA

mercredi 16 novembre 2016

C’EST QUOI LA RÉPUBLIQUE ?

Lors d’un meeting le 7 novembre 2016[1] à Neuilly dont il était le maire de 1983 à 2002, Nicolas Sarkozy[2] a expliqué que la République c’est le refus d’envisager un menu de substitution dans les cantines scolaires, pour les élèves ne mangeant pas de porc en raison de son interdiction à la consommation, par l’Islaam.[3]
La République, a-t-il ajouté, c’est aussi, lorsque le menu est composé de jambon-frites, que ces élèves puissent être éventuellement autorisés à demander une double ration de frites.[4]
  

BOUAZZA




[1] Selon le calendrier dit grégorien.
[2] Homme de la droite, ex-député, ex-président du conseil général des Hauts-de-Seine, ministre plus d'une fois, ancien président de la République française de 2007 à 2012, remplacé par son alter ego, le figurant de gauche, François Hollande,  il mène campagne pour retrouver en 2017 son rôle de figurant, et être réinstallé sur le fauteuil du palais de l’Élysée.
[3] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
L’Islaam c’est ce qui unit les croyants et les croyantes (almouminoune wa almouminaate) où qu’ils soient, sur la base du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.
Alqoraane est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix (sallaa Allaah ‘alayh wa sallame), a eu pour mission de le transmettre.
Assonna a trait à la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Lorsqu’on parle de hadiite (hadite, hadiith, hadith), cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
L’Islaam se résume dans le témoignage (achchahaada) qu’il n’y a d’Ilaah (Divinité) qu’Allaah et que Mohammad est le Messager d’Allaah, l’accomplissement de la Prière (assalaate), l’acquittement du prélèvement purificateur (azzakaate), le jeûne du mois de ramadaane (assawme) et le pèlerinage (alhajj) à la Maison Sacrée d’Allaah (bayte Allaah alharaame, que symbolise Alka’ba, la Kaaba à Makka, à la Mecque).
À cela, il faut lier la Foi (aliimaane) et le Bienfait (alihçaane).
La Foi est de croire à Allaah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Envoyés, au Jour Dernier (la Résurrection) et à la Prédestination qu’il s’agisse du Bien ou du Mal.
Le Bienfait étant d’Adorer Allaah comme si nous le voyons car, si nous ne le voyons pas, Lui nous voit.
(Contenu de la réponse faite à l’Ange Jibriil (le ″r″ roulé), Gabriel, paix sur lui, par Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Hadiithe rapporté dans ″Sahiih Moslime″, (Recueil authentique de Moslime).
ʺLes musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les loyaux et les loyales, les endurants et les endurantes, les craignants et les craignantes, les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un Pardon et une Récompense Immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évidentʺ.
Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État (ou la même institution appelée autrement) des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les ʺÉtats″ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement et autres.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
Pour ce qui est des êtres humains, le Message d’Allaah L’Unique, Le Seigneur des univers, est adressé à toute l’humanité.
Les bavardages stériles, les divagations hystériques, les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les vexations répétées, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les attaques brutales, les entreprises de démolition et autres pratiques immondes recourent au faux pour entretenir et maintenir la confusion, l’imposture.
[4] La même règle et le même menu pour tout le monde.
C’est l’élève qui doit s’adapter, et non la République, a-il précisé par ailleurs.
Voir :
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com

mardi 15 novembre 2016

LE VENDEUR DE POISSON


Il était vendeur ambulant à Alhoçaïma,[1] au Maroc.
Dans ce pays, les vendeurs ambulants ne manquent pas.
Comme d’autres couches des populations, ils font face à la répression, à l’exploitation, à l’oppression, à l’injustice, au mépris, et autres, du régime qui les broie.[2]
Le vendredi 28 octobre 2016,[3] Mohcine Fikrii[4] a été tué dans une benne à ordures.
Son poisson confisqué a été jeté dans cette benne.
Le vendeur ambulant s’était précipité pour le récupérer, et a été broyé.
Des manifestations ont eu lieu.
Le dimanche 30 octobre,[5] la dépouille de Mohcine Fikrii à été suivie par une grande foule qui a assisté à l’enterrement.
Plusieurs personnes ont été arrêtées et jetées en prison par le régime de l’imposture, qui ne cesse de sévir.[6]

BOUAZZA




[1] Alhoceima.
[2] Bénéficiaire de ʺl’indépendance dans l’interdépendanceʺ, statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste, et qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces "États" sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
[3] 26 moharrame 1438 (le ʺrʺ roulé).
[4] Fikri (le ʺrʺ roulé).
[5] 26 moharrame.

lundi 14 novembre 2016

LA VOIE


« [...] un homme se leva. [...]. Et il chanta. […].
C’était la fin de nos maux et de nos pauvres petits problèmes, la nostalgie douloureuse et sereine à la fois de cette autre vie qui était la nôtre et vers laquelle nous étions destinés à retourner tous, vainqueurs et vaincus, accomplis ou à l’état larvaire, fidèles et athées, de par la Toute-Miséricorde de Dieu.[1] C’était cela qu’il y avait dans la voix de cet homme qui chantait[2]. [...]. Quand il arrivait à la fin d’un verset, il marquait une pause – et cela était ainsi : une explosion de ferveur. Et, tant qu’il chantait, c’était ainsi : un désert où un homme chantait sa foi. Et la voix modulait, montait, changeait de registre, devenait tragique, devenait un élan, puis tombait sur nos têtes comme un vol de mouette, légère et paisible, presque un souffle. [...]. La paix, la vérité de toujours étaient en lui, dans sa voix – alors que tout croulait autour de lui et sur les continents ».[3]



 Allaah.
[1] Allaah.
[2] Tajwiide.
yojawwid, du verbe jawwada, psalmodier, réciter Alqoraane (Le Coran) d’une manière qui fait dire ou écrire  en français, "chanter".

dimanche 13 novembre 2016

VISCÉRALEMENT ATTACHÉ Á SA MÈRE

Je dormais au rez-de-chaussée au salon, devenu mon « refuge » depuis le plâtrage de mon pied,[1] lorsque j’ai été réveillé par mon épouse qui venait d’être informée du décès de l’un de mes frères,[2] survenu avant l’aube du dimanche 30 octobre 2016.[3]
« Nous sommes à Allaah et à Lui nous retournons ».[4]
Il est mort dans une « clinique » où il avait été hospitalisé en urgence.
Il avait dix ans de moins que moi.
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
Un jour,[5] c’était Le samedi 17 avril 2010,[6] j’avais appris par un appel téléphonique qu’il avait fait un infarctus, et qu’il était hospitalisé.
Une de mes sœurs, domiciliée à Ddaar[7] lbida,[8] avait fait des démarches afin qu’il soit envoyé en France où il avait résidé pendant plusieurs années.[9]
Les « médecins » de la « clinique » où il était hospitalisé au Maroc ne lui avaient prodigué aucun soin, et s’activaient, comme c’est souvent le cas, pour le plumer avant son transfert en France, ou avant son décès.[10]
Lorsqu’il était arrivé en France, une de mes sœurs, installée en région parisienne, a fait tout ce qu’il fallait pour son accueil et son hospitalisation.
Ce frère avait dix ans lorsque j’avais quitté le Maroc, pour des études universitaires en France.[11]
Et jusqu’au baccalauréat, j’avais passé de longues périodes à l’internat.
C’est dire que je le connaissais à peine.
Je suis retourné au Maroc en 1977, et je ne me rappelle pas l’avoir revu.
Beaucoup plus tard, j’avais appris qu’à quinze ans, il avait quitté le pays, et qu’il avait galéré en Espagne où il avait été emprisonné pendant une longue période, pour des raisons que j’ignore.
Il était revenu quelques mois au Maroc avant de partir pour l’Asie à dix sept ans, l’année où j’étais retourné au pays.
Au bout de quatre ans, j’avais décidé de quitter le Maroc et de retourner en France avec mon épouse et nos deux fils.
Ce frère y était, mais les contacts n’avaient pas eu lieu.
Et le temps était passé.
Alternance des jours et des nuits.
Notre père et ma mère avaient quitté l’existence ici-bas.[12]
J’avais voulu faire un pas[13] vers des frères et des sœurs, en « renouant » des contacts, en dépit de certains blocages.
Peu de temps après sa sortie de l’hôpital, il avait tenu à venir à la maison[14] pour préparer un dîner, et avait insisté afin que personne ne l’aide.
Le jour convenu, il était arrivé avec tout ce dont il avait besoin, et avait l’air content de cuisiner, comme il l’avait de nous voir manger avec appétit, ce qu’il avait préparé.
Quelques jours plus tard, le vendredi 21 mai 2010, un peu avant 18 heures, mon épouse a reçu un appel téléphonique de ma sœur installée en région parisienne, l’informant que ce frère venait de faire un malaise.
Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, les secours y étaient encore : des pompiers et une équipe du SMUR.[15]
Une dizaine de personnes à qui il ne fallait surtout pas poser de questions.[16]
Nous avons pu apprendre toutefois que mon frère était conscient, mais nous ne pouvions pas le voir.
Nous avons été obligés de rester sur le trottoir, devant l’hôtel où il avait une chambre.
Au bout de plus d’une heure, il a été sorti sur un brancard, et m’a tout de suite demandé de ne pas téléphoner à sa mère.[17]
Le médecin a fini par nous faire savoir qu’il soupçonnait un AVC[18] et que le malade allait être ramené à l’hôpital où il était quelques jours auparavant.
Un moment plus tard, nous nous sommes présentés au service des urgences qui nous a envoyé au service de réanimation.
Il nous a été dit que le malade était dans un autre service pour un scanner.[19]
Il fallait rester dans la salle d’attente jusqu’à ce qu’« on » vienne nous chercher.
Sans nouvelles, nous nous manifestions de temps à autre pour nous entendre dire plusieurs fois que le scanner n’était pas encore fait.
Fatigués d’attendre, nous avions décidé de chercher où il était exactement, et nous avions fini par le trouver dans un couloir[20] comme plusieurs autres personnes ramenées au service des urgences.
Et nous avions fini par savoir qu’« on » lui avait fait l’IRM[21] et qu’il ne s’agissait pas d’AVC, mais d’une grande fatigue.
En me voyant, il m’avait annoncé que ce n’était pas encore l’heure.[22]
Je lui avais alors demandé de témoigner sa reconnaissance à Allaah.
En le regardant, je n’arrivais pas à savoir ce qu’il sentait profondément.
D’ailleurs, je ne peux pas savoir ce quelqu’un sent profondément.
Seul Allaah connaît l’intimité des cœurs.[23]
Je l’invoque pour qu’Il me pardonne si je n’arrive pas toujours à faire de mon mieux pour agir convenablement dans Sa Voie.
Lorsque nous l’avions quitté, il était presque vingt deux heures.
Dans son profond égarement, dans sa longue errance,[24] ce frère, m’avait-on dit, lisait Alqoraane.
Pendant son hospitalisation, je lui avais rendu visite, et il m’avait alors fait savoir qu’il lui arrivait de contempler profondément la nature, de se mettre à l’écoute, de méditer, de réciter des passages d’Alqoraane, de faire des invocations, de penser fort à Allaah.
Je lui avait un peu parlé de l’accomplissement de la prière.[25]
Nous nous sommes revus plusieurs fois durant cette deuxième hospitalisation.
Je lui avais apporté un livre ayant trait à la vie de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Il m’avait beaucoup parlé.
Pas de lui, mais de certains épisodes concernant notre père,[26] et du moment[27] où celui-ci a rejoint l’au-delà.
Peu de temps après l’hospitalisation, il m’avait appelé pour me demander un numéro de téléphone.
En l’interrogeant, j’avais appris qu’il repartait pour le Maroc.
Je ne l’avais plus revu.
Durant sa dernière hospitalisation au Maroc qui a duré peut-être quarante huit heures, ou un peu plus, les « médecins » n’ont pas fait grand-chose, mais la « clinique » ne s’est pas gênée pour présenter à des membres de la famille une facture de quelques dizaines de milliers de dirhams.
l’enterrement a eu lieu le mardi 1er novembre 2016,[28] dans le même cimetière où notre père est enterré,[29]
Ce frère était viscéralement attaché à sa mère.[30]
  

BOUAZZA




[1] Suite à une fracture du péroné.
[2] Un des huit enfants, cinq garçons et trois filles, du troisième mariage de mon père.
De son premier mariage, mon père a eu mon frère aîné et ma soeur décédée en 1970.
Il a eu  trois filles et deux garçons avec ma mère, sa deuxième épouse.
Avec une autre femme, il a eu un garçon.
Et d’un dernier mariage, il a eu  une fille et un garçon.
[3] Selon le calendrier dit grégorien.
[4] Alqoraane (Le Coran), sourate2 (chapitre 2), Albaqara (le ″r″ roulé), La Vache, aayate 156 (verset 156).
Dans sa traduction du Qoraane (le ʺrʺ roulé) Kachriid (le ʺrʺ roulé)  note que ʺla formule de consolation citée dans le verset 156, s’appelle ʺistirjaa’eʺ (le ʺrʺ roulé).
Celui qui la prononce avec sincérité et conviction y trouve en effet une réelle consolation dans les moments les plus difficiles.
Quand on se rappelle qu’on est entièrement la propriété d’Allaah et que c’est vers Lui que doit se faire notre retour, comment peut-on être écrasé de chagrin devant la perte des biens éphémères de ce monde ? Quand Allaah nous reprend un être cher ou un bien auquel nous sommes attachés, Allaah n’a fait que récupérer ce qu’il nous a prêté par pure bonté de Sa part et sans aucune contrepartie de la nôtre.
Que pouvons-nous donner à Celui qui possède toute chose en exclusivité totale ?ʺ
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la page 30.
[5] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
[6] Selon le calendrier dit grégorien.
[7] Le ʺrʺ roulé.
[8] La Maison Blanche, Casablanca.
[9] Il avait déjà été hospitalisé pour de graves problèmes du cœur et autres et avait depuis de nombreuses années un lourd traitement à suivre.
[10] La ligne directrice étant dans beaucoup de cas, de soutirer le maximum avant le décès du malade.
C’est un principe assez ancré dans le pays de ʺl’indépendance dans l’interdépendanceʺ.
Un pays dit ʺmusulmanʺ, où  dans plusieurs domaines, les populations sont soumises à l’exploitation la plus éhontée, et où il n’est pas rare que le fils et la fille dépouillent leurs parents.
[11] Je n’avais pas encore vingt ans.
[12] Le samedi 28 juin et le samedi 04 octobre 2008.
[13] Sans cautionner ce qui ne doit pas l’être.
[14] Il occupait une chambre dans un petit hôtel dans la commune voisine de celle où je suis installé.
[15] Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.
[16] Informer les membres de la famille les gêne dans l’accomplissement de leur tâche.
[17] Pour ne pas l’affoler.
[18] Accident Vasculaire Cérébral.
Un de mes frères âgé aujourd’hui de plus de 56 ans (le fils aîné de ma belle-mère), en a fait un au mois de juin 2009 qui, heureusement, n’a pas laissé de séquelles.
[19] Dit aussi tomodensitométrie et qui permet de détecter des anomalies que la radiographie classique ou l’échographie ne permettent pas de détecter.
[20] Parce qu’il n’y avait pas de lit disponible.
[21] Imagerie par Résonance Magnétique.
[22] De la fin de sa route ici-bas.
[23] Allaah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit et pardonne le reste à qui Il veut.
Alqoraane (Le Coran), sourate 4 (chapitre 4), Anniçaa-e, Les Femmes, aayate 48 (verset 48).
[24] D’autres mots et expressions de la même famille, peuvent être utilisés bien sûr.
[25] J’invoque Allaah pour qu’Il pardonne mes manquements dans ce domaine, et dans d’autres.
[26] Pendant les quelques années passées au Maroc après des études universitaires en France, j’avais décidé à un moment d’effectuer le stage d’avocat dans le cabinet ouvert par mon père à Lkhmiçaate (Khemisset) à la fin de son parcours  de magistrat.
J’ai voulu peut-être ʺrattraper le temps perduʺ, essayer de construire ce qui n’a pas été construit.
[27] Un moment où il était présent.
[28] 1er safar1438 (le ʺrʺ roulé).
[29] Tmara (le ʺrʺ roulé), Témara, dans les environs de Rabat.
J’ai repris beaucoup de ce dont j’ai déjà parlé.