- Tu penses aller ghddaa[1] baach tchouf[2] lmatch[3] ?
- Imkne,[4] i don’t now[5].
- Tu me diras ce soir aachnou ghaadii ddiir[6].
- Ok,[7] tab’ane[8].
- Khouk[9] ‘arf bllii chriite[10] tomobiile[11] ?
- Nnikhaaste.[12]
- Perfecto.[13]
Il n’est pas rare qu’entre marocains et marocaines, un simple échange soit aussi fourni en mots de diverses langues.
Polyglossie au Maroc ?
C’est plutôt la problématique de la langue qui continue de soulever dans ce pays, mille et une questions, et d’alimenter d’interminables palabres.
Prenons la scolarité par exemple.
Au Maroc, elle n’est pas basée sur la langue maternelle.[14]
L’enfant qui arrive à être scolarisé,[15] l’est en d’autres langues.
Au Maroc, les deux langues maternelles sont le berbère et l’arabe daarija qui n’est pas la langue arabe foshaa,[16] dite classique ou littéraire.
La langue berbère, langue maternelle, connaît des « variantes » selon les régions.
Il est question, en gros, de « tachlhit », de « tamazighte », de « tarifite[17] ».
La langue arabe, langue maternelle, n’est pas alfoshaa, la langue arabe dite classique ou littéraire, mais un parler, infesté par des mots des langues du colonialisme, une sorte de « variante de la langue arabe », dite « daarija »,[18] qui a plus que besoin d’être épurée.
La langue française est répandue, avec la langue espagnole,[19] du fait que le Maroc, comme colonie morcelée,[20] était principalement partagé entre le colonialisme français et le colonialisme espagnol.
Ces langues, surtout la langue française, sont renforcées par ceux et celles qui ont un intérêt à s’y attacher,[21] mais aussi par le processus migratoire qui a permis à des personnes originaires du Maroc d’acquérir d’autres langues, comme la langue italienne par exemple.
La langue anglaise existe et la langue allemande un peu aussi.
Lorsque l’enfant est scolarisé, l’enseignement se fait, dès le début, dans alfoshaa, la langue arabe dite classique ou littéraire, et dans la langue française.
L’apprentissage de la langue anglaise ou d’une autre langue est introduit beaucoup plus tard.
Depuis peu, beaucoup de bruit est fait autour de l’enseignement de la langue berbère, par ceux et celles qui ne font que claironner, un tintamarre de la famille du vacarme et des pétarades, dont les États de la région sont coutumiers.
Aujourd’hui au Maroc, l’enseignement dit public est tout simplement une débâcle.
L’enseignement privé qui nécessite beaucoup d’argent pour que l’enfant puisse y accéder,[22] est une entreprise commerciale plus que rentable.
Ni l’un ni l’autre bien entendu, ne se préoccupent de la problématique de la langue dans le pays.
Et compte tenu du régime installé au Maroc, ce n’est pas « demain l’éveil », comme dirait l’autre.[23]
Alphabet arabe : broderie réalisée par mon épouse.
[1]
Demain, en arabe daarija (le « r » roulé).
[2] Pour voir, en arabe daarija
[3] Le match, mot français intégré à l’arabe daarija..
[4] Peut-être, en arabe daarija.
[5] Je ne sais pas, en anglais.
[6] Le « r » roulé, ce que tu vas faire, en arabe daarija.
[7] D’accord, en anglais.
[8] Bien entendu, en arabe foshaa, langue arabe dite classique ou littéraire.
[9] Ton frère, en arabe daarija.
[10] Sait que j’ai acheté, en arabe daarija.
[11] Automobile, mot français intégré à l’arabe daarija.
[12] Je lui ai dit, en berbère.
[13] Parfait, en epagnol.
[14] Ainsi désignée parce qu’en général, c’est la langue acquise par l’enfant, principalement auprès de la mère.
[15] Le pourcentage des enfants qui n’ont pas accès à la scolarisation est plus que scandaleux.
[16] Alfoshaa.
[17] Le « r » roulé.
[18] Addaarija (le ″r″ roulé).
Langue arabe parlée de nos jours par la quasi-totalité des populations du Maroc, y compris par celles dont la langue maternelle est la langue berbère.
[19] Qui l’est beaucoup moins que la langue française.
[20] Protectorat disent les colonialistes français.
[21] La langue française continue de s’imposer dans divers secteurs de la société marocaine.
[22] Il reste réservé par définition à ceux et à celles qui peuvent payer.
[23] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
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[2] Pour voir, en arabe daarija
[3] Le match, mot français intégré à l’arabe daarija..
[4] Peut-être, en arabe daarija.
[5] Je ne sais pas, en anglais.
[6] Le « r » roulé, ce que tu vas faire, en arabe daarija.
[7] D’accord, en anglais.
[8] Bien entendu, en arabe foshaa, langue arabe dite classique ou littéraire.
[9] Ton frère, en arabe daarija.
[10] Sait que j’ai acheté, en arabe daarija.
[11] Automobile, mot français intégré à l’arabe daarija.
[12] Je lui ai dit, en berbère.
[13] Parfait, en epagnol.
[14] Ainsi désignée parce qu’en général, c’est la langue acquise par l’enfant, principalement auprès de la mère.
[15] Le pourcentage des enfants qui n’ont pas accès à la scolarisation est plus que scandaleux.
[16] Alfoshaa.
[17] Le « r » roulé.
[18] Addaarija (le ″r″ roulé).
Langue arabe parlée de nos jours par la quasi-totalité des populations du Maroc, y compris par celles dont la langue maternelle est la langue berbère.
[19] Qui l’est beaucoup moins que la langue française.
[20] Protectorat disent les colonialistes français.
[21] La langue française continue de s’imposer dans divers secteurs de la société marocaine.
[22] Il reste réservé par définition à ceux et à celles qui peuvent payer.
[23] Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir :
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